Publié le lundi 20 août 2012 à 10H34 - Vu 1610 fois
Valentin et Ingrid Deloisy ont repris la gestion de leur gîte il y a quatre ans. En médaillon : un coffret Happy Time.
LAON (Aisne). La société de coffrets loisirs Happy Time ne distribue pas que de la joie. Deux entreprises laonnoises en font les frais.
LA société de vente de coffrets-cadeaux Happy Time a été placée en liquidation judiciaire sans poursuite d'activité. Elle avait établi des partenariats avec deux prestataires du Laonnois : Azur-Ulm (basé à Corbeny) et la ferme Saint-Antoine (de Neuville-sur-Ailette).
Plus de 70 000 clients détiennent encore des coffrets cadeaux, à ce jour inutilisables. La start-up prévient sur sa plate-forme web (inaccessible) que les personnes ayant une créance avec la société « pourront très prochainement la déclarer auprès du liquidateur ». Seulement, lors d'une liquidation judiciaire, l'Etat et les salariés de l'entreprise sont toujours les premiers à être dédommagés, au détriment des clients et des fournisseurs.
Prestations gratuites
Arnaud Gilotin a subi la brutale cessation d'activité de l'entreprise de loisirs. Deux clients sont venus pour des stages en ULM avec des chèques-cadeaux qui ne lui ont pas été payés par la société. « Je ne pouvais par leur refuser la prestation sous prétexte que je n'étais pas financé, explique-t-il. Ces clients avaient organisé tout leur week-end autour de ce stage. Hôtel, restaurants, j'ai donc accepté de faire le vol. Ce n'était pas leur faute. » Ces clients-là ont eu la chance de tomber sur lui.
Même si cette enseigne n'était pas aussi connue que Smartbox, Arnaud Gilotin évalue ainsi son manque à gagner à 5 000 euros par an. Les gérants de la Ferme Saint-Antoine, Valentin et Ingrid Deloisy, ont eu plus de chance : ils ont été prévenus dès le début du mois de juillet de la situation difficile de l'enseigne de loisirs. « Nous avons refusé des réservations qui couraient jusqu'à septembre. Les clients Happy Time représentaient tout de même 5 % de notre chiffre d'affaires. Nous comptions de toute façon arrêter notre collaboration avec cette entreprise. De tous nos autres partenaires qui vendent des coffrets-cadeaux, c'étaient eux les plus chers. Ils nous prenaient 33 % sur le prix d'une chambre. »
« Ils n'ont pas su s'adapter »
Valentin Deloisy poursuit : « leurs coffrets-cadeaux étaient mal présentés, et ils n'ont pas su adapter aux nouvelles procédures de réservation. Les autres marques ont simplifié leur façon de faire. »
Le couple confie qu'il espère que les autres vendeurs de coffrets-cadeaux se portent bien, car ils représentent 30 % de son chiffre d'affaires !
La société Happy Time était en difficulté depuis le moins de juin, quand elle a perdu son actionnaire principal, les 3 Suisses. La start-up avait été lancée trois ans plus tôt.
Thimothée Lopes
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TRINIDAD
CHAMPAGNE
20/08/2012 à 16h38
cadeaux il n'y a que le nom !
Champ
20/08/2012 à 13h06
Et encore un... qui fait payer d'avance !!!