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Chirurgie de l'obésité / L'hôpital de Laon à la pointe

Publié le vendredi 06 janvier 2012 à 11H38 - Vu 1038 fois


Le docteur Maher Hamdan s'est taillé une réputation  qui fait venir des patients de tout le nord de la France.

Le docteur Maher Hamdan s'est taillé une réputation qui fait venir des patients de tout le nord de la France.


LAON (Aisne). Dans le palmarès national des hôpitaux et cliniques 2011, le service de chirurgie de l'obésité de Laon est classé à la 18e place avec une note de 17,2.

COMBIEN de patients peuvent se vanter d'avoir le numéro de portable de leur chirurgien ? C'est le cas des personnes opérées par le docteur Maher Hamdan, qui peuvent l'appeler à tout moment après l'intervention. Ce médecin laonnois est spécialisé dans la pose d'anneaux gastriques.
Il est l'un des pionniers de cette technique qui vaut à l'hôpital de Laon d'apparaître dans le palmarès national 2011 du Nouvel Observateur. Il figure à la 18e place des établissements pratiquant la chirurgie gastrique de l'obésité avec une note de 17,2.

Trois cents par an

Un résultat presque décevant pour le Dr Hamdan, habitué à des places encore plus prestigieuses. « Nous avons toujours été dans les premiers. L'an dernier, nous étions cinquièmes », dit-il.
Ce chirurgien s'est taillé une solide réputation qui fait venir des patients de tout le nord de la France. Ils sont trois cents par an à faire confiance à l'équipe laonnoise, « rôdée au bloc et possédant une bonne technique », selon le praticien. La chirurgie de l'obésité majeure est pratiquée en ambulatoire, le malade entrant à l'hôpital le matin et en sortant le soir même.
L'hôpital de Laon a été le premier dans ce domaine. Cette opération s'adresse à des patients souffrant d'une obésité morbide. Une clientèle en augmentation. « Il y a 18 % de personnes obèses dans la région », précise le médecin.
Cette opération n'est pas faite pour les gens qui ont quelques rondeurs mal placées. Elle s'adresse aux malades, dont l'indice de masse corporelle (IMC) dépasse 35 ou 40 et à condition qu'ils aient une maladie grave. « C'est la technique la plus simple et elle donne de bons résultats. »

Une addiction

Le Dr Hamdan voit l'obésité comme une addiction qui ne peut se guérir par la seule volonté. Il estime que ses patients gagnent une dizaine d'années de vie après l'opération. « L'obésité est le premier fléau du XXIe siècle avant les cigarettes. Elle engendre des maladies graves comme l'asthme, l'arthrose, les cancers, le diabète, l'hypertension arterielle… »
L'intervention, qui consiste à placer un anneau en silicone autour de l'estomac, n'est pas sans risques, surtout si la personne ne suit pas les indications du chirurgien. « Il y a un suivi médico-chirurgical rapproché et à vie, en raison des risques de complications. Le patient doit éviter les erreurs diététiques. Il peut y avoir des problèmes de carences alimentaires, de vomissements, de reflux. »
L'opération nécessite un accord préalable de la Sécurité sociale, qui a tout à gagner à donner son accord pour une intervention qui prévient les maladies. Et pour le patient, elle est totalement prise en charge. Il n'a pas à se serrer la ceinture.

Marie-Christine LARDENOIS
mclardenois@journal-lunion.fr

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