Publié le dimanche 12 février 2012 à 12H00 - Vu 323 fois
Après la césarienne, la mère a été victime d'une hémorragie à l'utérus. Elle ne peut plus avoir d'enfant.
Un couple de Castels est en procès contre l'hôpital à la suite d'un accouchement qui s'est mal passé en 2006.
Quarante-quatre mille euros, c'est la somme que pourrait verser le centre hospitalier de Château-Thierry à un couple qui demeure dans le sud de l'Aisne. Vendredi, la responsabilité de l'établissement a été évoquée devant le tribunal administratif d'Amiens.
Fin juin 2006, l'accouchement d'une jeune femme s'était mal déroulé. Alors qu'elle avait des contractions, mais que la tête du bébé ne sortait pas - il se présentait par le siège -, le praticien avait décidé de procéder à une césarienne. Mais quelques heures plus tard, la mère était victime d'une forte hémorragie de l'utérus, lequel devait être retiré.
Elle ne peut donc plus avoir d'autre enfant. « La césarienne était la seule solution. Le praticien est libre de ses prescriptions, de ses choix et de ses actes », a résumé Gérald Truy, le rapporteur public, qui a donc recommandé le versement de 44 000 euros à la jeune femme. Le couple réclamait 100 000 euros. En revanche Gérald Truy a rejeté la demande du conjoint qui réclamait 10 000 euros.
Me Morgane Boucher est intervenu pour l'office national d'indemnisation des accidents médicaux : « Il n'y avait pas de détresse fœtale mais la césarienne a été mal réalisée. Le praticien pouvait éviter ou vérifier s'il n'y avait pas un début d'hémorragie de l'utérus avant de refermer l'abdomen. Le préjudice subit par la patiente n'est pas assez important pour que nous intervenions. Nous sommes hors de cause. »
Le jugement sera rendu dans deux semaines.
Isabelle BOIDANGHEIN
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