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CGT : la saison des transferts

Publié le jeudi 19 juillet 2012 à 11H00 - Vu 84 fois



« Dans un contexte général de suppressions d'emplois et de plans sociaux, la CGT ne peut se résoudre à dilapider les cotisations solidaires de ses syndiqués ». Une phrase, lourde de sens au cœur d'un communiqué de 12 lignes. C'est la voie choisie, hier, par le bureau de l'union départementale CGT pour signaler, expliquer et justifier sa dernière décision dans le douloureux conflit qui l'oppose depuis deux ans à la municipalité de Saint-Quentin.
La justice n'a pas été tendre avec le syndicat et ses représentants depuis que le pouvoir municipal a choisi de consacrer les murs de la bourse à l'extension du palais de justice et du conseil des prud'hommes notamment. Pas tendre car systématiquement, en référé comme en appel à Amiens, la CGT et son avocat rémois ont été déboutés.

Un rapprochement
Non, ils ne peuvent continuer à occuper les locaux de la bourse dont ils ne sont que locataires… depuis un siècle. Oui, s'ils persistent, ils doivent payer une astreinte. Et c'est, contexte aidant, ce qui a conduit les bureaux exécutifs de l'union locale et de l'union départementale CGT, quatre mois après un nouvel arrêt défavorable de la cour d'appel d'Amiens à « examiner la faisabilité d'un transfert ».
Les plus optimistes verront dans la terminologie employée un début de commencement d'amorce de solution. Les autres sans doute, un possible manœuvre destinée à gagner un peu de temps. Ce temps qui, précisément coût beaucoup d'argent au syndicat puisque de 7 500 euros mensuels d'astreinte, la peine est passée dernière à 15 000 euros.
Or si l'on sait la CGT riche et combative, on la sait également tournée vers l'action syndicale. Donc au service de ses adhérents, les actuels et les futurs. La rue des Plates Pierres avait été pressentie pour accueillir les nouveaux bureaux des unions CGT.
Si plan municipal, « discriminatoire et antisyndical », selon Erwan Brihaye, le patron de l'union départementale est désormais regardé différemment, c'est peut-être aussi parce que les temps -social et politique- ont changé.
Yves KLEIN

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