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Ces viticulteurs qui souffrent en silence

Publié le vendredi 15 juin 2012 à 16H36 - Vu 1150 fois


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Photos d'archives.


MARNE. « La santé des agriculteurs est meilleure que celle du reste de la population française ». Les conclusions de l'étude AGRICAN passeraient à côté de l'essentiel, car des cancers rares sont surrepresentés chez agriculteurs, notamment les viticulteurs et les arboriculteurs. Les pesticides à nouveau pointés du doigt.

« Le cancer de la vessie, c'est le cancer des viticulteurs ». L'expression a été lâchée à l'institut Bergonié à Bordeaux. Des mots qui résonnent encore aux oreilles de Jacky Ferrand. Des mots qu'il n'oubliera jamais.
A 65 ans, ce viticulteur à la retraite a pris le relais du combat de son fils Frédéric, décédé en décembre dernier à l'âge de 41 ans, des suites d'un cancer de la vessie, Niveau T4, le plus élevé, métastasé. Une « suspicion de maladie professionnelle », jamais reconnue en tant que telle par la MSA (Mutuelle sociale agricole). Depuis que son cancer avait été détecté, ce viticulteur charentais se battait « pour prévenir de la dangerosité de l'utilisation de pesticides ». Mais ce père de 3 enfants n'a pas eu le temps de gagner son combat.
C'est à l'institut Bergonié de Bordeaux, que le viticulteur soupçonne sérieusement « les effets dévastateurs des produits phytosanitaires » sur sa santé. Au détour des longs couloirs aseptisé du Centre de lutte contre le cancer, un constat s'impose : « une dizaine de viticulteurs, qui avaient la même maladie que lui, était aussi en traitement », rapporte Jacky, « mais eux ne voulaient pas en parler ». « Beaucoup préfèraient souffrir, et éventuellement mourir que d'en parler », regrette-t-il. Dans le combat face à la maladie, le fatalisme et la résignation prennent parfois le pas.

La loi du silence

A l'institut Godinot à Reims, « le rapprochement entre pathologie et activité professionnelle n'est pas si évident ». Mais, des médecins pointent du doigt « des cancers du lymphômes » pour lesquels ils soupçonnent « un problème environnemental ».
Rien de scientifique pourtant dans tout cela, « faute d'étude d'un panel de viticulteurs suffisant », souligne Frédéric Deschamps, professeur de médecine spécialisé dans la santé au travail, à l'hôpital Sébastopol de Reims, il faudrait étudier des milliers, voire des dizaines de milliers de viticulteurs sur plusieurs années pour avoir la puissance statistique ».
Pour faire la lumière sur ce lien entre exposition aux pesticides et cancer, une seule solution : « une étude prospective sur 10, 20 ou 30 ans... mais ça coûterait très très cher ».
Une mission plus que délicate, dans un milieu fermé où règne la loi du silence. « C'est culturel chez des agriculteurs, notamment chez les viticulteurs, regrette aujourd'hui Jacky Ferrand. Un agriculteur ça ne parle pas, ni d'argent, ni de lui, ni de sa santé... ». Dans toutes les études statistiques réalisées les vitculteurs sont noyés dans la masse de la catégorie des agriculteurs. Dernière exemple en date, l'étude AGRICAN (AGRIculture et CANcer). Une étude qui, à sa sortie, n'a pas convaincu tout le monde.

Des pesticides qui perturberaient l'organisme

En attendant l'outil statistique, les médecins font des constats, des suppositions, engagent des pistes de réflexion... Ce qui retient l'attention du professeur Deschamps, « ce sont les cancers rares qui sont surreprésentés chez les viticulteurs, notamment le cancer du sein (dont 1% concerne des hommes) et le cancer de la prostate ». Un point commun : « ce sont des cancers hormono-dépendants », indique le spécialiste. Il avance alors une hypothèse : « Les pesticides seraient reconnus par l'organisme humain comme étant des oestrogènes (...) Ils joueraient alors le rôle de perturbateur endocrinien », simplifie-t-il.
Quatre autres cancers semblent également émerger : le cancer de la peau et des lèvres, "que l'on doit surtout à l'exposition au soleil, explique le professeur Frédéric Deschamps mais les pesticides potentialiseraient la nocivité du soleil".  Les tumeurs cérébrales, le cancer du sang et de l'appareil digestif sortent également du lot. En 1995 déjà, le professeur Viel, de la faculté de médecine de Besançon, a rendu compte « d'un lien possible entre exposition aux pesticides et cancers du cerveau et de la vessie chez les viticulteurs ».

« Ces maudits pesticides »

Ces « maudits pesticides » tant vantés hier, pourraient avoir inoculé « ce poison » aux viticulteurs. Un empoisonnement à petit dose pendant des décennies.
La prise de conscience des effets des produits phytosanitaires sur la santé des agriculteurs commence seulement à émerger.
Elevé dans le culte des engrais chimiques qui allaient révolutionner l'agriculture au lendemain de la Seconde Guerre Mondiale, Jacky Ferrand endosse aujourd'hui une part de responsabilité : « On avait tous confiance en ces produits. On a été formaté, abreuvé de produits phytosanitaires. Depuis le lycée agricole, on nous martèle que les engrais font pousser... pour nous il n'y avait pas de danger ». L'emploi des pesticides est une des pistes de réflexion pour la recherche : "les viticulteurs manipulent 50 à 150 molécules par an pour le traitement des vignes. Des pesticides qui sont étudiés isolemment , alors qu'il sont utilisés en association et que deux pesticides peuvent se potentialiser", indique le professeur Deschamps.
« Pendant des années, on ne s'est pas posé de questions », témoigne un vigneron champenois. Les mélanges étaient faits à mains-nues. On se moquait de ceux qui se protégeaient. Il n'y avait jamais eu de campagne pour nous prévenir des risques ». Aujourd'hui, «globalement, les produits utilisés sont moins dangereux qu'il y a 25 ans et on se protège davantage » affirme un professionnel.

Omerta autour des pesticides

A la MSA de la Marne, des Ardennes et de la Meuse, on n'établit pas de lien de causalité entre « expositions aux pesticides et cancer » : « On ne note rien de particulier. La cause des cancers est multifactorielle », indique le médecin chef s'appuyant sur l'étude AGRICAN pour argumenter son propos.
Une étude régionale menée en Poitou-Charentes montre que les décès dus à Parkinson et aux lymphomes sont plus importants dans les zones de vignoble. Il montre une surmortalité pour la maladie de Parkinson (+ 29 %) et pour les cancers du système lymphatique (+ 19 %) dans les communes de la région où la culture principale est la vigne.
Face à l'omerta qui règne autour des pesticides, Jacky Ferrand sait qu'il dérange le monde agricole : « La poignée de paysans que nous sommes, doit raconter ce que nous avons enduré. Nous avons tous perdu des fils, des maris, des frères... Et faire reconnaître le danger des pesticides ».
Certains avouent à demi-mot leur impuissance face à « un système ». Un système cohérent, basé sur la connivence des différents acteurs qui s'arrangent pour que les pratiques n'évoluent pas et une comunication qui martèle qu'il n'y a qu'un seul modèle possible celui de l'agriculture chimique et intensive.

Alexandre Allard
aallard@journal-lunion.fr

 

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Les dernières contributions


french_redneck

23/06/2012 à 12h45

Le bio.. Vous vous souvenez de cette histoire de bactérie tueuse l'an dernier?
Ma grand mère à mangé "bio" toute sa vie, surtout du rutabagas pendant la guerre, n'a pas été centenaire pour ça, bien loin de la. Et pépé non plus..

goliath08

ARDENNAIS et Fier de l'être

22/06/2012 à 18h19

Faites moi signe si vous connaissez du vrai bio, ça n'existe plus, puisque l'atmosphère que nous respirons est elle même polluée, d' ou une duperie de vous vendre très cher du soi disant bio, disons que c'est moins dangereux que le reste, mais c'est traité avec beaucoup plus de précautions, mais le 100% bio, c'est de l'attrape nigaud !

virtuel51

21/06/2012 à 20h21

"La première victime de la guerre, c'est toujours la vérité", a déclaré le sénateur américain Hiram Johnson en 1917".

Un journal, c'est de l'information, de la réflexion, des idées ( que l'on soit ou non d'accord), des débats d'idées développées (ce que ne fait pas la télé), des prises de positions, de l'humour, de l'auto-critique, une ou deux lignes éditoriales, des positions, des guerres avec ses lecteurs (qu'il ne perdra pas pour 1 ou 2 conflit si il y a pouvoir de contradiction), etc.
Vous n'avez pas fait des études pour ne pas être; soyez ce pourquoi ce journal fut crée; UN COMBAT.
De tout coeur avec vous.

virtuel51

21/06/2012 à 20h09

Oui,c'est une honte, ces viticulteurs qui envoient leurs ouvriers ou des sous-traitant prendre des cancers du foie ou des cirrhoses à leur place.
Je me gausse.

Sô Den

19/06/2012 à 15h29

quand j'achète des pommes sans traitement au marché bio, il y en a toujours une ou deux un petit peu mangées par les vers : s'ils aiment c'est que c'est bon pour nous aussi !

Sô Den

19/06/2012 à 15h21

Merci à tous les agriculteurs qui nous permettent de manger des produits sans pesticides et autres substances artificielles cancérigènes. Vous pouvez être fier de votre travail.
Pour les autres, vous pouvez encore changer votre façon de produire petit à petit, il n'ai jamais trop tard pour bien faire. Faîtes vous conseiller, Courage.

DANIEL78

17/06/2012 à 23h50

En travaillant dans ou très près du secteur agricole et viticole, nous savons que de nombreux poisons se retrouvent dans les produits finis que nous produisons et consommons. Mais, pour "tout le monde ou presque", c'est un tabou d'en parler !
Et même les études de toxicité sont faites pour ne rien nous dire !
C'est un scandale latent, et, dans la profession, nous le savons bien au fond de nous !!!!

mamat51

17/06/2012 à 19h26

jul02200 : 30 % du bio part à la poubelle pour cause de non calibrage

jul02200

FRANCE

17/06/2012 à 19h21

Quand je pense que nous mangeons et buvons le fruit de ses traitements... pas très rassurant!
Certes le bio est moins rentable, mais si le dictat du fruit aux couleurs, formes, tailles parfaites n'était pas aussi important pour certains (d'entre vous peut -être?), il serait certainement d'avantage rependu....

papossible

17/06/2012 à 10h01

et les ouvriers viticoles y font quoi d’après vous? y restent peinard les bureaux pendant 6 mois ( avril à septembre) ? après que le consommateur se plaigne des pesticides cela me fait rire doucement .
bien sur certains d'entre vous diront " et les syndicats qu'en pensent ils "
jamais vu de syndicalistes dans les galipes ,surtout en hiver!!
alors helico ou pas ,l'ouvrier y bosse pour le plus grand plaisir des consommateurs que vous etes et pour LUI pas de PENIBILITE au travail
normal ,il bosse dans la nature et au soleil.
sauf que lui il en bouffe à longueur de journée des produits phythos!!

robi02

16/06/2012 à 20h42

c'est vrai un helico ne fait pas de bruit et en plus il n'y a aucune balise qui indique que la parcelle a cote de la quelle on se trouve a etre traitèe.....

Jacouille 08

16/06/2012 à 17h09 | 2

Quand les viticulteurs usaient et abusaient des hélicoptères pour procéder aux traitements de leurs vignes, s'inquiétaient ils des dangers qu'ils faisaient courir au riverains ?
Théoriquement, ils étaient tenus de faire un passage a vide pour prévenir le voisinage, dans la majorité des cas ils épandaient directement pour faire des économies sur les heures de vol. (vue dans la région d'Epernay et dans le sud du département de l'Aisne)

robi02

16/06/2012 à 14h12

les " ecologistes" des annees 1830 etaient contre les trains a vapeur parce qu'il allait rendre steril les hommes et faire tourner le lait des vaches . avec la peur de certaines elites qui on font leur fond de commerce, on n'aurait jamais decouvert certains vaccins. ceci etant dit il faut rester prudent ,la peur n'evite pas le danger .il est dangreux de vivre et ca depuis longtemps et cela continu. il est estime que 2 agriculteurs meurent par jour (de suicide , la profession la plus touchee ).souvent des motifs economique c'est le monde change.

chambouvart

triangle Reims/Chalons/Epernay

16/06/2012 à 12h04

@ lucreims : Vous avez raisons, alors fumons, buvons à plein tonneaux, mangeons gras à nous faire péter la panse, que les femmes dansent nues sur les tables ! Le Bio on s'en fout si c'est pour finir seul, gavé de médicaments chimiques (que nous n'aurons pas absorbé dans notre nourriture bio) mais qui nous maintiendront en vie sur notre lit comme un légume

lucat

16/06/2012 à 10h08

Un gag tout est cancérigène mais ma grand mère est morte d'un cancer en 1956 et elle ne mangeait que des produits de son jardin,mais pour moi c'est héréditaire mon père a eu le même problème et moi aussi.
Comme de bon descendants de gaulois et au nom du principe de précaution,nos<<< élites >> ont peur que le ciel leur tombe sur la tête il faut arrêter de délirer la mort est la suite logique de la vie a force de multiplier les propos alarmistes( comme l'histoire du berger qui donnait de fausses alertes au loup) personne ne croit plus à toute ces jérémiades .
Le réchauffement climatique en ce moment ce n'est plus d'actualité mais deux jours de chaleur et rebelote

victor1

16/06/2012 à 09h32

on change de société et de mode de consommation, on arrive aux limites d'un système de consommation qui a asséché et mutilé la planète et menace de l'étouffer pour les interets particuliers de certaines personne

c'est en cela que l'écologie politique est précurseur depuis 20 ans, car vous pouvez rechercher le diesel cancérigène, les agriculteurs malades de leurs produits ils le disent depuis longtemps mais trop tot pour les esprits conditionnés par les marchands et la publicité

robi02

16/06/2012 à 07h32

il faut aller travailler en velo , car c'est plus ecolo si vous arrivez en retard au travail vous expliquerez a votre employeur que vous ne voulez pas polluer la planete et que vous vous moquer de la perte de salaire parce que vous etes contre le fric et la societe de consommation . a quand les cimetieres bio le toujour plus a des limites mais on peut toujour progresser, les demarches pour y arriver sont encours depuis plusieurs annees .pour etre credible il ne faut pas se tromper (reduction des produits de protection de la plante ....)

krakula

16/06/2012 à 07h17

lavigne,
L'exigence du consommateur est induite par les médias et la publicité.
Le lobby agro-industriel y est pour beaucoup aussi, les victimes en sont les producteurs et les consommateurs, au grand bénéfice des distributeurs et des industriels de l'agriculture.

Dire que l'on ne peut pas produire différemment est faux, des solutions alternatives existent, les règlementations mises en place par le biais de ces lobbies leur met des bâtons dans les roues (semences etc...) et la propagande officielle tente, avec succès, de nous faire croire le contraire.

En attendant, on bouffe des produits dégueu , sûrement dangereux.
Je me remets au jardinage, sans pesticides, sans engrais, avec des graines authentiques ( Kokopelli), ce n'est pas suffisant, mais ça fait partie de la résistance.

lavigne51

Entre Cuis et Vertus

16/06/2012 à 06h42 | 1

ficelle02500:
"le titre : " ces viticulteurs qui souffrent en silence " n'ont qu'à produire moins, de meilleure qualité, mais ils sont entraînés dans la spirale du fric de la société de consommation"

Comment peut on produire moins quand c'est dame nature qui offre ??
Qu'il y'ait 3 grappes ou 15 grappes sur un pied de vigne, et qu'il y'a une forte pression de mildiou ou autre sur la vigne, il faut quand même passer...

Nous ne sommes pas comme certains producteurs de fruits et légumes qui ont des calibres à respecter sinon leur production part à la poubelle.
Le client n'accepte plus qu'une pomme de terre soit "carrée" ou abimée...

Qui demande toujours plus ?? Ce n'est pas le producteur, mais bien le consommateur
Cela s'appelle l’exigence du consommateur !

lucreims

reims

16/06/2012 à 05h51

chambouvart

(l'espérance de vie ne cesse d'augmenter)

Oui vous avez raison, mais dans quelles conditions de santé ? les vieux qui crèvent à l'hôpital abondonné par les enfants, l'alzeimer qui ne cesse de toucher les personnes âgées.

Vivre plus vieux oui mais comment

portos51

16/06/2012 à 01h05 | 1

On n'en arrive a cet état uniquement a cause du consommateur. La part de ses revenus consacrés à l'alimentation doit baisser au profit des loisirs , de la communication, du bien-être... donc il cherche une alimentation la moins chère possible, et irrémédiablement le producteur cherchera la façon la moins chère de produire. A qui la faute ?

Nico08.Back

15/06/2012 à 22h48

attention, l’espérance de vie augmente aussi parce qu'on a fortement réduit les maladies infantiles et la mortalité à la naissance.
Vit on plus vieux et en bonne santé ca je n en suis pas certain. Si c'est pour vivre perfusé ligoté au lit dans un état de démence, c'est pas la peine.

si on prend l’espérance de vie qui est une moyenne oui on vit plus vieux. (plus de guerre, meilleurs conditions de travail, baisse de la mortalité infantile. mais si on prend cs mêmes chiffres en ne prenant en compte que les individus ayant plus de 40 ans c'est plus la même chanson.

Ne vivrions nous pas encore plus vieux, et surtout, dans de meilleurs conditions avec moins de chimique? et surtout en mangeant mieux en général, moins de face foods, plus de legumes. Aux USA depuis ces denières années, l'esperance de vie baisse.

chambouvart

triangle Reims/Chalons/Epernay

15/06/2012 à 22h31

N'en déplaise à certains, l'espérance de vie ne cesse d'augmenter !

chambouvart

triangle Reims/Chalons/Epernay

15/06/2012 à 22h28 | 1

Bio ne veut pas dire sans pesticides ! Quand est ce que les médias ferons leur vrai travail d'information ! Un pesticides peut être bio et dangereux!

ficelle 02500

picardie

15/06/2012 à 22h14

le bio à 100 % n'existe pas : les voisins de votre parcelle traitent leurs cultures :
-le vent disperse des particules de ces traitements sur vos cultures
- le ruissellement des eaux des parcelles voisines sur votre parcelle
- les insectes, oiseaux animaux circulent dans toutes les parcelles
L'appellation "bio " est surtout un marché pour mettre en valeur un produit et le commercialiser plus cher que les autres produits de sa catégorie.
le titre : " ces viticulteurs qui souffrent en silence " n'ont qu'à produire moins, de meilleure qualité, mais ils sont entraînés dans la spirale du fric de la société de consommation. Il n'y a pas qu' eux qui contractent le cancer, les consommateurs le contractent par le biais de l'alimentation.

mamat51

15/06/2012 à 21h29 | 2

BOUILLIE BORDELAISE RSR DISPERSS

Phrase de Risque R36 IRRITANT POUR LES YEUX
R43 PEUT ENTRAINER UNE SENSIBILISATION PAR CONTACT AVEC LA PEAU
R50/53 TRES TOXIQUE POUR LES ORGANISMES AQUATIQUES, PEUT ENTRAINER DES EFFETS NEFASTES A LONG TERME POUR L'ENVIRONNEMENT AQUATIQUE.
Risque de Toxicologie Xi IRRITANT
N dangereux pour l'environnement

un insecticide bio

rase de Risque R50/53 TRES TOXIQUE POUR LES ORGANISMES AQUATIQUES, PEUT ENTRAINER DES EFFETS NEFASTES A LONG TERME POUR L'ENVIRONNEMENT AQUATIQUE.
Risque de Toxicologie N dangereux pour l'environnement

et j'en passe!

naturel ne veut pas dire inoffensif...

Nico08.Back

15/06/2012 à 20h51 | 2

Greenleaf un peu simpliste comme raisonnement pour le cancer. Il y a un multitude de facteur, c 'est genetique, également la polution liée aux entreprises, a l 'excès de nourriture (meme bio) ....
Je n dis pas que les pesticides sont bons, mais je crois qu'il ne faut pas avoir la memoire trop courte.
Il y a ne serais ce qu'un siècle avant l'arrivée des pesticides les gens mourraient de faim certaines années, des récoltent entière mourraient à cause de parasites divers.
Face à la population grandissante, le randement bio serait bien trop faible.
Je crois qu'il faut trouver le juste équlibre. Un minimum de pesticide mais suffisamment pour eviter certaines maladies et pourquoi pas de l OGM. Qui lui serait en mesure de survivre a certaines maladies sans produits chimiques. Mais quels seraient les conséquences des OGM? je n 'ai pas les competences pour y répondre

Greenleaf

15/06/2012 à 20h36

Ok le bio c'est 30% moins rentable mais on envoi à la poubelle plus de 50% de la production. Moins gaspillé et manger mieux c'est pourtant possible.
Seulement les gens on perdu le véritable valeur de l'alimentaire. Ce qui devraient être un budget important pour une famille est parfois un poste bien secondaire, loin derrière les loisirs et le multimédia.
Manger de la merde c'est à la porté de tout le monde, faut pas venir se plaindre après, tout le monde sais que les pesticides sont cancérigène, il suffit d'aller voir les cartes du cancer de l'OMS, il y a que les pays développés qui utilise un maximum de pesticide.

chnouk

15/06/2012 à 19h54

De toute façon, si nous ne mourons pas du nucléaire, nous mourrons tous du poison que les agriculteurs nous forcent à avaler dans notre nourriture.
Mais apparemment ce sont eux les premiers à en mourir. Il faut arrêter de se voiler la face, les pesticides sont des poisons qui nous font mourir à petit feu.
Il existe pourtant d'autres solutions naturelles pour fertiliser la terre nourricière. Mais il ne faut surtout rien sacrifier au sacro-saint rendement pour faire toujours plus de profit. A part peut-être sacrifier la vie humaine et animale.

Nico08.Back

15/06/2012 à 19h38

Si toutes les exploitations se convertissent en bio les plus pauvres ne pourront plus manger de légumes

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