Publié le lundi 21 mai 2012 à 10H33 - Vu 159 fois
Le ministère de l'Agriculture a mis en place une surveillance clinique des malformations chez les ruminants.
AISNE. Début février, le virus de Schmallenberg faisait son apparition dans une partie des bergeries françaises. Nombre d'éleveurs sont toujours aux prises avec cette maladie qui affaiblit considérablement leur cheptel. Malheureusement, ce cas d'épizootie n'est pas le seul dans nos contrées. Rappel des affections toujours en cours.
S'IL a quitté le fil de l'actualité, le virus de Schmallenberg, qui a fait vivre des heures difficiles aux éleveurs français et notamment à ceux de l'Aisne durant l'hiver, continue de progresser dans les bergeries et les étables. Selon un décompte datant du début du mois, ce sont 1 370 élevages qui sont désormais touchés dans une cinquantaine de départements.
« Dans l'Aisne uniquement, 84 élevages sont considérés comme suspects », indiquait-on, il y a quelques jours dans les murs de la préfecture. Un chiffre qui se décline ainsi : 57 ovins, 26 bovins et 1 caprin.
Pas de vaccin
Si l'épizootie se poursuit, il semblerait toutefois que le pic se trouve derrière nous et que le virus soit en passe de se stabiliser. Mais ce n'est qu'à la fin de l'été que les éleveurs pourront réellement tirer un bilan puisqu'un fort taux de naissances est prévu à cette période. Rappelons que les symptômes chez les bovins adultes se manifestent par une forte fièvre, une perte d'appétit, une chute de production chez les vaches laitières, de la diarrhée et des avortements. On sait également que cette maladie est transmise par les insectes en contact avec les ruminants.
« Malheureusement, il n'existe actuellement aucune méthode de diagnostic sérologique et aucun vaccin contre cette affection », poursuit la préfecture. Aussi, face aux risques, le ministère de l'Agriculture a mis en place une surveillance clinique des malformations chez les ruminants. Surveillance qui a été renforcée dans les zones frontalières avec la Belgique et l'Allemagne. Par ailleurs, la réglementation en vigueur interdit également le mouvement d'animaux malades ainsi que la collecte de leur semence et la vente de leur viande et de leur lait.
Enfin, le seul soulagement vient du fait que cet « orthobunyavirus » serait sans danger pour l'homme. Au moins pour sa santé, car sur le plan financier, nombre d'éleveurs attendent toujours de savoir sur quelle base ils seront indemnisés.
Nicolas FOSTIER
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Les dernières contributions
philippe89
21/05/2012 à 14h54
Il y aura un vaccin dans un an, ou un peu plus, à condition que ce soit intéressant pour les fabricants qui attendent pour juger de la situation, car lorsque les animaux jeunes ou adultes sont piqués par les insectes vecteurs hors de la période de gestation, ils ont seulement une petite grippe et sont immunisés par la suite. Contrairement à ce que dit l'article, les tests sérologiques existent et sont disponibles, mais en l'absence d'organisation centralisée, ils sont jusqu'à présent à la charge des éleveurs ou des groupements locaux. Il y a deux mois, la Confédération paysanne a demandé au Gouvernement de rassurer les clients étrangers, sans résultat pour l'instant. C'est là que les tests seraient utiles. Un animal testé positif car ayant été piqué par les insectes l'an dernier a développé des anticorps et ne constitue plus un danger ni pour sa descendance, ni pour les autres bestiaux (vaccination naturelle). Pas de problème évidemment pour un animal testé négatif.
Commentaires anonymes
21/05/2012 à 12h29
toujours des virus et pas de vaccin, on arrive a changer 1 homme en femme et vice versa , mais contre les maladies qui est bien plus importante on ne trouve pas de remede ,