Publié le lundi 30 janvier 2012 à 13H33 - Vu 354 fois
A 180 jours de l’ouverture des Jeux de la XXXe olympiade de l’ère moderne à Londres, une quinzaine de représentants régionaux est en quête d’une qualification. Tour d’horizon.
Kafétien GOMIS (Athlétisme) : La « barre » à 8,20 m
Le Saint-Quentinois n’a plus de temps à perdre ! À bientôt 32 ans (le 23 mars prochain), Kafétien Gomis sait que ces JO londoniens représentent le dernier grand rendez-vous de sa carrière. Lui qui a déjà connu le bonheur de vivre les Jeux de l’intérieur (Athènes en 2004) aimerait sans doute voir ses jambes lui faire faire le bond suffisant pour traverser la mer du Nord.
Ces 8,20 m (minima olympiques), l’Axonais les a dans les jambes. Incontestablement. En juillet dernier, mais avec un vent trop favorable, le Lillois d’adoption effectue un saut à 8,22 qui lui offre le titre de champion de France et la deuxième performance nationale derrière Sdiri (8,27). Malheureusement, ce bond ne sera pas suffisant pour convaincre le DTN, Ghani Yalouz, de le sélectionner pour les mondiaux de Daegu en Corée du Sud où Salim Sdiri ne dépassera pas le stade des qualifications.
Le Saint-Quentinois va donc devoir remettre son bleu de chauffe en espérant que son physique ne le trahisse plus. « Si ça se passe bien de ce côté-là, j’ose affirmer qu’aller à Londres ne sera qu’une formalité ! » Trois places sont disponibles au sein de la délégation tricolore à ceux qui réaliseront ces fameux minima. Kafétien est désormais tout entier consacré à cet objectif. Le meilleur performeur français en salle en 2011 (8,03 m) a Londres en ligne de mire. Ne reste plus qu’à y mettre les pieds !
F.H.
Marie GAYOT (Athlétisme) : Première escale, la Finlande
A la simple évocation des JO, Marie Gayot souffle un grand coup. « Ouh la, on n’en est pas encore là ! » s’exclame la sociétaire de l’Amiens UC. Et pourtant, la Soissonnaise a de très grandes chances de passer une partie de son été de l’autre côté du Channel. Certes, la jeune femme, tout comme le relais tricolore, n’est pas encore « officiellement » invitée à la fête mais, si tel était le cas, la probabilité de voir l’Axonaise figurer parmi les six filles retenues pour le relais 4x400 est élevée.
« Il n’y a pas de présélection pour les JO, confie le CTR Pascal Machat, mais Marie a fait partie du collectif lors des deux dernières grandes compétitions (le championnat d’Europe par équipe en juin dernier et les mondiaux de Daegu en août) donc, si le relais se qualifie, Marie en sera ! » Pour avoir un relais aligné au départ de la compétition olympique (seuls les 12 meilleurs mondiaux seront retenus), les Tricolores, actuellement 14e, vont devoir cravacher et ne pas se louper lors de la seule compétition continentale inscrite au calendrier avant les JO : les championnats d’Europe à Helsinki début juillet.
C’est en Finlande que la Soissonnaise devra valider tout cela. Qu’elle confirme dans un premier temps l’excellente saison 2011 (médaille de bronze indoor lors des Europe à Paris) car il n’y a pas la ligne droite de Longchamps entre les potentielles athlètes appelées à composer ce relais. Elle devra également réaliser un excellent chrono, ce qui fera la différence à l’heure de la sélection, sur la piste finlandaise. « Plus que les JO, c’est la manière dont je me comporterai aux Europe qui m’importe cette année » explique la sprinteuse. Une sprinteuse qui a mis tous les atouts de son côté en effectuant un mois de stage, une première, aux Etats-Unis cet hiver. Avec une récompense olympique à la clé ?
F.H.
Sébastien LENTE (Aviron) : L’option 2 sans barreur
Les chances de voir le Saint-Quentinois défiler avec la délégation française autour du stade Olympique de Londres se sont, en grande partie, envolées à Bled (Slovénie) lors des derniers championnats du monde. Avant-dernier de la demi-finale B, le « huit » tricolore a non seulement pris l’eau, mais a aussi fortement compromis les chances du « bateau amiral ».
Pourtant, grâce au jeu des quotas par pays, il reste malgré tout une petite opportunité que le Saint-Quentinois n’a pas l’intention de laisser passer.
Pour commencer, il se doit de réussir un très bon championnat de France de bateau court, début avril sur la base de Cazaubon. Un podium au côté de Benoît Brunet (Pôle France de Nancy) permettrait aux deux larrons d’être sélectionnés pour le meeting dit « de rattrapage » de Lucerne (Suisse), du 24 au 27 mai.
Deux solutions se présenteraient alors pour l’Axonais : le huit, très risqué vu la concurrence internationale, et le 2 sans barreur, légèrement moins relevé et pour lequel il devrait être techniquement plus au point avec son coéquipier qu’il fréquente très régulièrement pour être prêt pour les « France ».
Les échéances sont donc très proches pour le sociétaire de l’Aviron Saint-Quentinois, qui ne rêve que d’une finale olympique depuis sa 6e place aux championnats du monde il y a deux ans avec Adrien Hardy.
J.-B.B.
Xavier BEAUFORT (Lutte) : L’inconnu de Sarrebourg
En devenant champion de France des – de 74 kg dimanche à Sarrebourg, Xavier Beaufort a peut-être fait basculer son destin : « Il n’était même pas outsider ; il était inconnu au bataillon, excepté en D1 par équipe », constate l’entraîneur du CL Belleu, Steve Stramandino.
Comme dans le même temps, le « titulaire » Luca Lampis – déjà éliminé au 1er tour des championnats du monde à Istanbul –, n’est monté que sur la 3e marche en Moselle, un horizon olympique s’est peut-être ouvert pour Xavier Beaufort (licencié dans l’Aisne depuis 7 ans).
Le France-Japon du 31 janvier au Cirque d’hiver, à Paris, aura valeur de test grandeur nature pour le Belleusien que le DTN Dominique Latterrade a préféré à Luca Lampis.
Dans une discipline où les frères Guénot ont été médaillés à Rome, il y a urgence. Pour l’instant, les Français n’ont qu’un qualifié pour Londres : Didier Pais en – de 60 kg.
Cette situation peut évoluer puisqu’il reste trois tournois qualificatifs qui vont s’enchaîner : à Sofia (Bulgarie) du 18 au 22 avril, à Taiyuan (Chine) du 25 au 29 avril et à Helsinki (Finlande) du 2 au 6 mai.
Deux places (par catégorie) seront en jeu en Bulgarie et en Finlande, contre trois en Chine. Xavier Beaufort aura sa chance puisque Dominique Latterade l’a retenu pour un stage en Bulgarie qui précédera la compétition : « Tout risque de se jouer là-bas. En tout cas, Xavier, qui est quelqu’un d’humble et réservé, n’a rien à perdre et tout à gagner », estime Steve Stramandino.
J.-P.P.
(*) Steeve (or), Christophe (bronze).
Virginie ANDRIEUX (Haltérophilie) : Rendez-vous à Antalya
Après un intermède d’un an pour cause de maternité, la jeune maman a repris doucement la compétition la saison dernière pour finalement arracher « in extremis », sans réaliser les minima demandés, sa place chez les bleues pour les derniers championnats du monde (Paris 2011).
Revenue toute proche du sommet dans la hiérarchie nationale, la Milonaise entend maintenant poinçonner son billet pour Londres lors des championnats d’Europe qui se dérouleront à Antalya (Turquie) du 7 au 14 avril. Une compétition pour laquelle, elle devrait être sélectionnée sans problème avec les Bleues et qui sera l’unique moyen d’obtenir le précieux sésame.
Si la performance des « anciennes » comme Virginie Andrieux et Mélanie Bardis inspire plutôt confiance, le mode d’attribution des « quotas », suspend leur sort aux barres soulevées par les deux autres sélectionnées. Il faudra en effet que les totaux français se situent parmi les six meilleurs pour avoir le droit de traverser la Manche.
Dure loi que celle de l’haltérophilie qui privilégie les totaux collectifs plutôt que les individuels.
J.-B.B.
Etienne HUBERT (Canoë) : Rendez-vous à Mantes-la-Jolie
Champion du monde en 2010 avec le K4 tricolore à Poznan (Pologne), Etienne Hubert avait marqué des points importants en vue de la qualification olympique, au même titre que ses coéquipiers Arnaud Hybois, Sébastien Jouve et Philippe Colin. Malheureusement, l’embarcation n’a pas réussi à réitérer son exploit l’an passé à Szeged en Hongrie (seulement 7e de sa demi-finale), ce qui a coûté le quota olympique à la France.
Mais, tout n’est cependant pas terminé pour le sociétaire du CK du Pays Sedanais qui peut encore saisir sa chance en K1 ou K2 (il ne sait pas encore avec qui il va faire équipage). Pour cela, fin avril, il se doit de remporter la sélective de Mantes-la-Jolie puis, dans la foulée, celle intercontinentale de Poznan – sur un bassin qui lui a donc réussi en 2010 – début mai pour figurer dans la sélection pour Londres. « Je demeure confiant », avoue l’Ardennais. En tout cas, tout se passe au mieux pour le moment. Les stages avec l’équipe de France s’enchaînent. Il est rentré d’Afrique du Sud où il a cotôyé durant quinze jours les homologue de l’équipe de France d’athlétisme avant une semaine de ski de fond dans le Jura. Et, aujourd’hui, il prend la direction de Ouarzazate au Maroc pour trois semaines.
S.P.
Elise BUSSAGLIA (Football) : Elle a ouvert les portes
Mine de rien, Elise Bussaglia a probablement inscrit le but le plus important de sa carrière internationale le 9 juillet 2011 à Leverkusen. En égalisant en fin de rencontre face à l’Angleterre, l’Ardennaise a non seulement ouvert les portes de la demi-finale de la Coupe du monde à l’équipe de France (1-1 a.p., 4-3 t.a.b.), mais elle a surtout entériné sa qualification pour les Jeux Olympiques.
« Nous avons réalisé un très beau Mondial. Il ne nous a pas manqué grand-chose pour atteindre la finale. Aujourd’hui, il reste la déception de ne pas avoir remporté une médaille, mais si on nous avait prédit une quatrième place avant la compétition, nous aurions signé. C’est prometteur pour les Jeux Olympiques. »
Vice-capitaine des Bleues, Elise Bussaglia (26 ans) s’approche patiemment du seuil symbolique des 100 sélections (92 capes – 20 buts). Depuis ses débuts à Balan et son éclosion à Saint-Memmie, où elle a découvert la Division 1 à 15 ans, la professeur des écoles, désormais affectée à l’Insep, a construit une somptueuse carrière.
Championne d’Europe U19 en 2003, l’emblématique milieu du Paris SG compte un titre de championne de France avec Juvisy (2006), deux victoires en Challenge de France (2005 avec Juvisy, 2010 avec Paris SG) et a aussi été désignée meilleure joueuse du championnat en 2011.
« C’est une grande fierté, car ce trophée récompense le travail accompli depuis plusieurs années. Il est dédié à ma famille, qui m’a beaucoup soutenue, à mes frères Mathieu et Renaud. Je n’oublie pas d’où je viens. Lorsqu’on m’a remis le prix, j’ai repensé à mes débuts à Balan et Bazeilles, aux matches que j’allais voir à Sedan, ainsi qu’à mes différents entraîneurs. »
Nul doute qu’elle y songera encore l’été prochain à Londres.
C.G.
Endéné MIYEM (Basket-ball) : Endy rêve d’un visa
La troisième place des Tricolores lors du dernier Euro polonais n’était pas suffisante ! Les filles de Pierre Vincent ont certes eu le droit d’enfiler un collier spécial, tout en bronze, mais elles ont dû repousser leurs espoirs de qualification olympique à plus tard.
Pour la Rémoise Endéné Miyem, le grand rendez-vous, ce sera du 25 juin au 1er juillet dans un lieu à déterminer. Le TQO (tournoi de qualification olympique) délivrera cinq visas pour Londres. La liste des adversaires des Bleues (*) laisse penser que la mission n’a rien d’impossible pour Endy – son surnom – et ses camarades.
Ce serait une belle récompense pour cette jeune fille qui aura 24 ans au moment des Jeux. Une belle récompense également pour le Ruc qui l’a vu débuter puis pour Saint-Jacques où, sous les conseils de Carole Sauret, la « petite » Endéné a fait toutes ses gammes. Aujourd’hui, l’intérieure berruyère (depuis 2006), passée auparavant par le Centre fédéral de Toulouse puis par l’Insep, est à la tête de 70 sélections internationales. Intronisée chez les A le 10 juillet 2008 à l’occasion d’un match contre la Turquie (victoire 67-37 avec 7 points d’Endy), elle n’a plus quitté la sélection depuis. Championne d’Europe 2009 en Lettonie, Mondial 2010 (6e), à nouveau médaillée (bronze en 2011), Endéné s’est également forgée un beau palmarès hexagonal avec deux titres et deux tournois de la Fédération.
Même si la concurrence paraît sévère dans la peinture (Gruda, Yacoubou, NDongue, Godin), la Rémoise ne devrait pas laisser l’occasion de glisser ses 188 centimètres dans le collectif France.
Y.D.
(*) Turquie, République tchèque, Croatie, Argentine, Canada, Cuba, Sénégal, Mali, Japon, Corée du Sud.
Mehdi POGGI (Lutte) : Difficile mais pas impossible
Nonobstant les invitations réservées au pays organisateur, dix-neuf athlètes masculins seront sélectionnés par catégorie pour les Jeux Olympiques. Les derniers quotas seront attribués du 18 au 22 avril à Sofia (Bulgarie), du 25 au 29 avril à Taiyuan (Chine) et du 2 au 6 mai à Helsinki (Finlande).
Quelles sont donc les chances pour Mehdi Poggi (27 ans) de voir Londres ? Tout récent deuxième des championnats de France (120 kg) à Sarrebourg dans sa spécialité de la lutte gréco-romaine, le Carolomacérien s’est positionné derrière l’inamovible Yannick Szczepaniak (Sarreguemines), qui aura la charge de décrocher une place pour la sélection tricolore au printemps.
Sixième à Athènes (2004), cinquième à Pékin (2008), le Lorrain a toutes les chances d’aboutir dans son entreprise. Avec une quota en poche, la Fédération pourrait alors choisir n’importe quel athlète pour la représenter. Ce serait évidemment le champion national en titre, à moins d’une défaillance, car ce dernier a déjà été sévèrement blessé…
« Une participation aux Jeux Olympiques me semble très difficile, reconnaît Mehdi Poggi. Mais j’y pense, car je me situe juste derrière Yannick Szczepaniak dans la hiérarchie. Je n’ai rien à perdre. Je me tiens même prêt à jouer les sparring-partners si besoin. »
Licencié à Tourcoing depuis le début de la saison, l’Ardennais a déjà fait du titre de champion de France un objectif pour l’année prochaine. A moins que le destin ne le rattrape dès 2012…
C.G.
Maakan TOUKARA (Handball) : Il faudra jouer des coudes
A 11 ans, la petite Maakan faisait tout mieux, plus vite que ses partenaires et adversaires. Un bonheur pour ses premiers entraîneurs à Epernay, Magali Villaume et Karine Franchet. C’était en 1994. Rapidement, elle rejoint le pôle basé au Creps de Reims. Les exploits de la gauchère attirent les regards aiguisés des recruteurs des grands clubs.
La Sparnacienne se pare du maillot jaune de Metz puis elle émigre à Saint-Cyr-sur-Mer et enfin au Havre où depuis 2003 et du haut de ses 165 centimètres, elle rayonne sur son aile droite. En Normandie, elle poursuit sa progression (deux fois vice-championne de France 06 et 07), deux Coupes de France (06 et 07)…
Elle découvre l’équipe de France le 26 mai 2006 contre la Turquie à Toulon (29-29), fête son entrée dans le grand monde avec ses copines par une médaille de bronze européenne en Suède au goût amer. Car, entre les deux tours, Olivier Krumbholz la renvoie dans ses foyers. Raison de plus pour redoubler d’efforts, pour regagner la confiance du sélectionneur ! Une période malheureuse de son existence l’éloigne de la scène internationale. Et si elle participe à la préparation du Mondial 2011, elle quitte l’aventure avant le départ pour le Brésil.
Retrouver place sur le flanc droit de la sélection pour Londres ne sera pas chose aisée. Blandine Dancette et Audrey Deroin ont marqué des points à Rio. Katty Piejos espère être rétablie de sa rupture des croisés à temps. Maakan (28 ans en mars - 63 sélections) devra déjà convaincre le coach de lui donner sa chance pour le TQO (tournoi de qualification olympique) qui distribuera, à Lyon (25 au 27 mai), deux billets. Les Bleues devront batailler pour écarter le Montenegro, la Roumanie et le Japon.
Y.D.
Yohann DINIZ (Athlétisme) : De Londres à la lumière
Yohann est un fier. Ne comptez pas sur lui pour ralentir la cadence. Même lorsque les juges, plus tatillons envers lui à cause de son déplacement à grande vitesse, lui infligent un carton rouge.
C'était en août dernier, sur la piste de Daegu. Alors qu'il semble maîtrisé sans trop de problèmes le 50 km mondial, il est disqualifié pour accumulation de cartons. Une catastrophe pour le favori, débarqué en Corée nanti du record du monde du 50.000 m battu de plus de 5 minutes le 12 mars sur sa piste rémoise.
Yohann Diniz est un orgueilleux et n'allez pas croire qu'à 34 ans, il entame à reculons la dernière ligne droite de sa carrière. Londres, il en parle depuis des années. Depuis sa mésaventure pékinoise où, victimes d'ennuis gastriques et handicapé par une blessure à la cuisse, il est contraint d'abandonner l'épreuve de marche olympique au bout d'une trentaine de kilomètres.
De chacun de ses échecs, le Champenois tire des raisons de se remettre en marche. Redoublant d'effort, il compte se produire plus souvent à l'étranger pour adapter sa technique aux exigences des juges
Pour lui, cet été, la traversée de la Manche se fera à pas comptés.
G.K.
Pauline FERRAND-PRÉVOT (Cyclisme) : Deux fers au feu
« Plus vite, plus haut, plus fort ». Cette maxime, proposée par Pierre de Coubertin à la création du comité international olympique en 1894, sied à merveille à Pauline Ferrand-Prévot. Depuis l'âge de 5 ans, la Marnaise collectionne titres, médailles et trophée nationaux, européens et mondiaux.
Formée à l'école de cyclisme de la Pédale rémoise (une année) puis à l'AC Bazancourt-Reims, Pauline Ferrand-Prévot est l'une des valeurs sûres du cyclisme féminin. Et forcément, la Pouillonnaise, âgée de 20 ans (elle les fêtera le 10 février), rêve des anneaux olympiques.
D'autant plus que faisant partie du collectif Londres-2012 (depuis 2010), elle a déjà « goûté » au tracé londonien réservé aux vététistes à l'occasion du Test Event Olympique en juillet dernier (15e).
Si « PFP » a surtout forgé son palmarès au guidon de son VTT, elle vise également une sélection sur route. Conseillée et entraînée par Gérard Brooks, qui a conduit Julien Absalon vers ses titres olympiques (Athènes 2004 et Pékin 2008), Pauline Ferrand-Prévot sait qu'il faut aller chercher la sélection à la pédale. Deux visas sont délivrés en VTT et sur route.
Concernant ces deux disciplines, la triple championne du monde juniors doit impérativement marquer des points lors des premières manches de Coupe du monde. C'est pour cette raison que la Champenoise de la Rabobank a écourté sa saison hivernale afin d'être performante dès le 17 mars à Petermaritzburg en Afrique du Sud au guidon de son VTT puis le 25 mars au Trofeo Alfredo Binda en Italie et le 1er avril au Tour des Flandres en ce qui concerne le début de saison sur route.
P.B.
Mahiedine MEKHISSI (Athlétisme) : Un rang à conserver
Il y a quatre ans, à Pékin, il s'était révélé aux yeux du monde. Sans complexe face aux Kenyans, maîtres du steeple, Mahiedine Mekhissi allait, au prix d'un sprint échevelé, dominer Mateelong et se hisser sur la deuxième marche du podium olympique, offrant à la France l'une de ses deux médailles.
Depuis cet exploit, le Rémois est devenu l'une des valeurs sûres de la discipline préférée des Kenyans. Champion d'Europe à Barcelone en 2010, crédité d'une excellent 8'02''52 au meeting de Bruxelles.
Malgré une image écornée par une bagarre avec son coéquipier tricolore Medhi Baala à Monaco et une suspension de meetings de la part de la FFA, le protégé de Farouk Madaci boucle 2011 par un nouvel exploit aux Mondiaux de Daegu où il prend la 3e place derrière les Kenyans Kemboi et Kipruto.
« Il va encore progresser », prédisait récemment son entraîneur, à l'aube d'une saison à haute tension qui le verra tenter de maintenir son rang international.
Le 3 août, sur la piste londonienne, Mahiedine s'élancera sans complexe, comme d'habitude. La France compte sur lui.
DIAPORAMA / Retrouvez les visages des sportifs régionaux qui partent à l'assaut des JO de Londres en cliquant ici ou sur l'image ci-dessous.
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