Publié le mardi 10 juillet 2012 à 09H27 - Vu 462 fois
Les gîtes et maisons d’hôtes montent en gamme (1). Lorsqu’ils sont logés dans des fermes, ils offrent une dimension pédagogique supplémentaire, comme ici dans les pâturages du Domaine de Monflix à Granpré (2). Certains particuliers s’improvisent «greeters», sortes de guides bénévoles (3).
REGION. Depuis les années 50, gîtes et maisons d’hôtes offrent des revenus complémentaires dans les campagnes, notamment pour les femmes. La qualité progresse, et certains réussissent à en faire un métier. Des concepts collaboratifs arrivent en ville.
Quelle est la troisième « marque » touristique connue en France après le Club Med et Center Parcs ? Les Gîtes de France. Ce réseau, parmi d’autres, qui fédère et commercialise gîtes ruraux et maisons d’hôtes est l’illustration qu’un concept alternatif aux hôtels, campings et location d’appartements et villas était bel et bien entré dans les mœurs. En prenant du recul, ces hébergements d’un soir ou de quelques jours peuvent paraître comme le retour aux auberges et relais ruraux de jadis.
Avant que son épouse Dominique n’ouvre l’une des premières maisons d’hôtes des Ardennes à Grandpré, Philippe Arnould se souvient que sa famille avait pour habitude d’accueillir à la ferme les voyageurs peu argentés, « les roulants », qui avaient besoin d’un toit pour la nuit. « Il y avait toujours pour eux une soupe et un ballot de paille pour les coucher. »
Aujourd’hui, la paille n’est plus. Et les chambres que l’on offre dans les maisons d’hôtes n’ont parfois rien à envier aux quatre étoiles. Le confort rustique de la ferme ne suffit plus et les touristes veulent trouver au moins autant de confort qu’à la maison.
Alors que l’hébergement rural se professionnalise, apparaissent notamment en ville des phénomènes de location de chambre, sauvages diront certains, collaboratifs diront d’autres. Car avec un Internet, quiconque dispose d’une chambre libre, voire d’un canapé inoccupé, peut se jeter dans le grand bain de l’industrie touristique. Respectueux ou pas des règles, les divers hébergements proposés par les particuliers ont pour point commun de permettre à chacun de vivre des expériences humaines. Et, malgré les aléas et les atomes crochus ou non, c’est ce que l’on a de mieux à attendre lorsque l’on voyage.
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REPÈRES
- On compte en France 20,8 millions de « lits touristiques ». La grande majorité (72,6 %), sont ceux des résidences secondaires. Viennent ensuite les campings (13 %), les hôtels (5,9 %), les meublés classés tourisme (3,5 %) les résidences et assimilés (3,1 %), les villages de vacances et maisons familiales (1,3 %), les chambres d’hôtes (0,4 %) et les auberges de jeunesse (0,2 %).
- Selon la Fédération nationale des gîtes de France, on dénombre 553 logements meublés classés tourisme en Champagne-Ardenne et 518 en Picardie.
- Selon Clévacances, on dénombre 186 logements meublés classés tourisme en Champagne-Ardenne et 480 en Picardie.
Source : rapport annuel de la DGCIS (Direction générale de la compétitivité de l’industrie et des services).
Julien Bouillé
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Les dernières contributions
Cédric GENIN - ...
12/07/2012 à 11h30
La location saisonnière n'a effectivement jamais eu autant le vent en poupe. Pour compléter vos chiffres, la France compte environ 140.000 meublés de tourisme (officiellement) et quelque 40.000 chambres d'hôtes. Beaucoup se lancent effectivement sur ce marché pour compléter leurs revenus ou pour en vivre intégralement.
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