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CCI de l'Aisne / Une page se tourne, des portes se claquent

Publié le mardi 18 janvier 2011 à 12H13 - Vu 352 fois



Charles Ribe succède à Serge Renaud au terme d’une élection houleuse à Saint-Quentin.


Charles Ribe a été élu lundi 10 janvier président de la chambre de commerce de l’Aisne, prenant ainsi la succession de Serge Renaud qui a mené la CCI départementale, comme régionale, d’une main de fer pendant un quart de siècle.
La transition ne s’est pas faite dans la douceur. Après une campagne âpre et agressive entre les deux listes, Medef et CGPME, qui n’étaient pas parvenus à s’entendre pour une liste commune, se sont affrontés jusqu’au bout. La dernière bataille de ces messieurs en costume-cravate s’est déroulée lundi dans le décor feutré de l’amphithéâtre Mercure (au siège Saint-Quentinois de la CCI) dont les abords étaient fermement gardés des yeux et des oreilles des journalistes.
Devancé par le Medef au scrutin, Xavier Dereeper, président de la CGPME axonaise, pensait légitime de pouvoir obtenir la vice-présidence commerce de la CCI. Le Medef ne l’entendait pas de cette oreille. Il s’est opposé à la manœuvre et a utilisé son poids de majoritaire pour pousser d’autres membres de la liste CGPME. « A partir du moment où l’on conteste une élection, on ne peut prétendre à certaines choses », a estimé Charles Ribe. Le contentieux porté par Xavier Dereeper a laissé des séquelles…
Les trois premiers élus CGPME désignés malgré eux par le scrutin ont refusé le mandat. Puis au terme de quatre tours, c’est finalement Christian Lambert (Henri Pâtisserie à Saint-Quentin), doyen de son collège, qui a été élu. « Dégoûté », Xavier Dereeper a annoncé sa décision de démissionner de la chambre de commerce axonaise (lire ci-dessous). Puis l’on apprenait, trois jours plus tard que Christian Lambert démissionnait à son tour, non pas de la CCI, mais de son mandat de vice-président chargé du commerce...
Voici le décor de cette nouvelle mandature posé. « Cette campagne laisse quelques traces, le but c’est de tourner la page le plus vite possible et de travailler ensemble », a déclaré Charles Ribe tout juste après l’élection du bureau.
S’il a mis son véto sur la personne de Xavier Dereeper, le patron du Medef se dit ouvert aux PME. « On n’est pas là pour faire une distinction entre les petites, les moyennes et grandes entreprises, ou le commerce et les entreprises. Tout ceci pour nous, ce sont des entrepreneurs qui mouillent leur chemise. Ils investissent leur argent, ils sont respectables, il faut les respecter. »
Charles Ribe tend aussi la main aux élus politiques. « Il ne faut pas être opposé aux collectivités. Elles sont des parties prenantes, elles veulent un certain poids dans les affaires économiques, à nous de les associer au mieux pour qu’elles nous associent elles aussi. La Région, l’Etat, le Département, on doit travailler en symbiose et surtout sans dogmatisme. Il ne faut pas que l’on ait des a priori. On sait très bien que dans les administrations, il y a des gens qui nous sont favorables et des gens qui ne nous sont pas favorables. »
La première illustration de ce travail « en symbiose » sera peut-être le dossier des Oriels, une galerie commerciale quasiment à l’abandon au centre-ville de Saint-Quentin. « Nous souhaitons aider Xavier Bertrand a résoudre ce problème », a déclaré Charles Ribe.
D’autres relations sont à nouer au niveau régional dans un contexte financier délicat et en raison de la réforme consulaire qui donne plus de poids à la chambre de commerce picarde. « Nous allons avoir une tutelle qui est la Région. C’est elle qui va nous donner de l’argent. Le plus important, c’est de défendre les positions de l’Aisne par rapport à la région. […] Il faut vraiment que nous soyons solidaires pour que les velléités de changement soient le moins préjudiciables pour la région et pour l’Aisne en particulier », souligne Charles Ribe.
L’élection du président de la chambre de commerce régionale aura lieu le 24 janvier à Amiens. Charles Ribe a renouvelé son soutien au président de la CCI de l’Oise, Jacky Lebrun, qui arbore l’étiquette… CGPME. Les organisations rivales sont condamnées à s’entendre.

 

REPÈRES
Démissions et après ?

Quelles sont les conséquences des démissions de la CGPME ? La préfecture de l’Aisne, nous a rappelé quelques principes. Lorsqu’un membre élu d’une CCI régionale démissionne, son suppléant prend sa place. En revanche, les élections à la CCI territoriale (celle de l’Aisne en l’occurence) n’étant pas un scrutin de liste mais un scrutin plurinominal, le poste restera vacant. Quid de la démission d’un membre du bureau ? L’article R711-14 du code de commerce précise que « entre deux renouvellements, il est pourvu, lors de l’AG la plus proche et au plus tard dans les deux mois suivant la démission du membre du bureau, au remplacement de tout membre du bureau dont le siège est devenu vacant ».

 

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Julien Bouillé photos Remi WAFFLART
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Les dernières contributions


citoyen-laonnois

laon

03/05/2011 à 16h58

Monsieur Serge Renaud était un homme d'exception, plein de sagesse et de bons conseils et Gardien de valeurs humaines ,Souhaitons que ça dure longtemps encore avec cette nouvelle élection .

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