Publié le dimanche 08 janvier 2012 à 12H00 - Vu 531 fois
Sébastien Cauet a présenté à la Maison des arts son spectacle « Picard for Ever », qu'il s'apprête à jouer à Paris.
IL parle de lui et de nous à la fois. Car sa vie, c'est aussi la nôtre. Sébastien Cauet sur la scène de la Maison des arts, vendredi soir, c'est la chronique d'un enfant d'ici parvenu à s'afficher en grandes lettres à la capitale. Il s'apprête d'ailleurs à y jouer son rôle mardi prochain avec Picard for ever.
En découvrant le spectacle qu'il donne seul, le public mesure l'importance de ses racines. Un lien qui émeut, bouleverse tant il apparaît solide et profond. Cauet semble vraiment plus proche de la simplicité que de l'orgueil. Le public, venu en masse, dans une salle pleine de rires, n'en doute pas. Cauet est bien l'un des siens.
C'est à Marle qu'il a passé son enfance et au lycée Claudel de Laon qu'il a suivi des études. C'est encore à Laon qu'il a présenté ses premières émissions de radio et dans un dancing, le Club 5 (devenu L'Odyssée), qu'il s'est essayé à animer les nuits. Ces épisodes sont décrits avec aisance et vivacité. Dans sa fresque Cauet, mort, est envoyé au ciel où un proche de Dieu doit décider de son sort.
Une grande autodérision
Il raconte les grandes étapes de son existence avec sa marque de fabrique, autodérision et absence de toute retenue. Ses détracteurs y voient quelquefois la légèreté d'un char d'assaut envoyé dans des champs de betteraves. C'est vrai qu'avec lui, on visite les urinoirs, les WC à la turque et l'on écoute des histoires de pets. Mais en période de doute et crise, toutes les joies sont précieuses !
« Ah, tu peux pas t'en empêcher, il faut toujours que ça finisse en dessous de la ceinture », lui répond son interlocuteur des cieux.
Cauet ne peut être pourtant emprisonné dans une caricature. On assiste ainsi à ses premiers émois amoureux et la tendresse est alors bien présente. Au-delà de son esprit caustique il y a, sans doute, un vrai amoureux des autres.
À la fin de l'exercice, Sébastien Cauet s'est d'ailleurs prêté de bonne grâce à des séances photos. Salut, l'artiste !
Thierry de LESTANG-PARADE
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