Publié le jeudi 19 janvier 2012 à 12H00 - Vu 189 fois
À Barisis en 2011, élus et parents s'étaient mobilisés pour sauver une classe.
AISNE. En prévision de la prochaine carte scolaire et d'éventuels changements, les élus chaunois tentent d'anticiper l'avenir en s'organisant.
CHACUN a encore en tête les nombreuses manifestations qui ont émaillé le Chaunois l'année passée à la suite de l'annonce de certaines suppressions de postes d'enseignants. Aujourd'hui, alors que les prémices de la carte scolaires ont été dévoilées, nous sommes encore loin de ces mouvements d'humeur. Pour les éviter, l'heure est aux négociations entre l'Éducation nationale et les élus.
Une première réunion s'est déroulée mardi à la communauté de communes du Val de l'Ailette, d'autres sont prévues.
Pour cette année, plusieurs communes sont une nouvelle fois concernées, dont Barisis-aux-Bois. Parents et Elus s'étaient fortement mobilisés en 2011 pour garder une classe et, si la vigilance est toujours de mise, les perspectives ont un peu évolué.
Étudier et négocier
« Nos effectifs ont baissé pour la rentrée prochaine, c'est pourquoi nous ne nous battrons pas inutilement pour garder notre 4e classe. Par ailleurs, nous continuerons à défendre notre école coûte que coûte. Nous sommes ouverts à la discussion avec l'inspection pour d'éventuels regroupements, mais pour l'instant il n'y a pas de possibilité. Amigny a ses effectifs, Saint-Gobain est trop loin, tout comme les pôles du secteur de Coucy… », indique François Bobo le maire qui a fait savoir qu'une commission de réflexion scolaire est en place depuis septembre.
Son objectif est d'étudier les moyens de conserver l'école et d'attirer de nouveaux habitants. Actuellement un recensement des terrains à vendre et à bâtir est en cours. « Par la suite la commission proposera des actions à mener », ajoute le premier magistrat, qui veut voir plus loin que la rentrée 2012.
Sur le reste du Chaunois, et notamment sur le secteur de Coucy l'on veut voir plus loin aussi. Si des projets se portent sur quelques fermetures, notamment d'une classe à Guny, là encore tout reste à faire, surtout en terme de regroupements scolaires. Car la communauté de communes « joue la montre » en mettant sur pied des pôles scolaires, ce qui lui laisserait peut-être un peu de temps pour voir venir et surtout pour transférer les enfants dont les classes seraient menacées. Les pôles scolaires étant, quoi qu'il arrive, des passages quasi-obligés pour les années futures.
Pour l'heure, tout est affaire de négociations entre les collectivités et l'Education nationale. Chacun espérant évidemment trouver son compte, dans l'intérêt des familles et dans celui de l'Etat, qui cherche à faire des économies ici et là.
Samuel PARGNEAUX
spargneaux@journal-lunion.fr
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