Publié le samedi 21 avril 2012 à 11H00 - Vu 193 fois
Roland N'Kembé et SQBB voudront, comme à l'aller, laisser les Vauclusiens derrière (68-60).
SQBB se rend ce soir à Sorgues avec la victoire comme unique objectif. Le leader, à trois journées du Graal, possède son destin en mains mais reste à la merci d'un faux pas.
C'EST, sans doute, les paramètres les plus compliqués à gérer pour un staff.
Si la forme physique (gestion des organismes et enchaînements tactiques) constitue une part importante du quotidien, le volet « mental », « psychologique » du groupe, en est une autre, tout aussi importante, mais beaucoup plus complexe à maîtriser.
À trois matches du terme et d'un bonheur indescriptible, Thomas Giorguitti et Sébastien Lambert s'activent pour ne pas perdre le bénéfice de tout le travail effectué jusqu'à présent.
L'EXCÈS DE CONFIANCE
Désignée par tous les coaches comme la formation la mieux taillée pour l'échelon supérieur, Saint-Quentin se doit de se prémunir de tout excès de confiance, aussi malin que destructeur.
Malin car, une équipe n'est jamais aussi forte que lorsqu'elle a confiance en soi. Destructeur car les problèmes arrivent dès lors que cette confiance empêche l'équipe de prendre conscience de certains dangers.
Quoi de plus naturel, en effet, que de penser : « Nous sommes leaders. Nous avons déjà battu Sorgues, donc nous devrions le remporter ce match ! ». L'erreur classique de la suffisance.
Plus que jamais conscient du piège, le staff est vigilant sur ce point et ne semble pas franchement inquiet.
LE RELÂCHEMENT
La pression, énorme, sur les épaules des joueurs avant Charleville est retombée brusquement au buzzer final la semaine dernière.
Ce soulagement, soudain, important, peut s'avérer dangereux pour un groupe qui s'était nourri, aussi, de celle-ci pour avancer. Du coup, il a nécessité « une remise en route », une projection sur le match de Sorgues, plus longue qu'à l'accoutumée.
La semaine d'entraînement a été, cette fois, suffisamment longue pour donner le temps au groupe de s'investir à 100 % sur le déplacement dans le Vaucluse.
Ce que confirme Alexis Rambur : « Je ne suis pas inquiet de ce point de vue-là. Dès la fin du match de Charleville, le mot d'ordre était « Sorgues » et l'investissement de chacun a été exemplaire cette semaine.
La seule chose à craindre, c'est que Sorgues sorte un gros match, mais, en ce qui nous concerne, on sera bien présent ».
L'USURE MENTALE
« La pression ? On l'a à chaque match depuis le début de saison, ne cesse de répéter Sébastien Lambert depuis le déplacement à Souffelweyersheim (1re journée, 1er octobre).
Ça fait maintenant six mois qu'Alexis Rambur et ses coéquipiers se motivent et se surmotivent pour le match à venir : « On n'a pas le choix, si on veut monter, on se doit d'être concentré à 100 % sur chacune de nos rencontres », expliquait, il y a peu, le capitaine axonais.
C'est cette remise en question perpétuelle, qui, à force, devient usante, difficile et par conséquent dangereuse. Si les minutes qui séparent le team haut-picard du bonheur diminuent journée après journée, SQBB n'en est pas, pour autant, débarrassé de certains pièges qui peuvent tout faire basculer dans le money-time…
Jean-Baptiste BAYON
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