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Assises / Des gerbes de détritus comme couronne mortuaire

Publié le jeudi 19 avril 2012 à 09H17 - Vu 712 fois


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Jérôme Cardot a révélé le drame aux gendarmes. Ira-t-il en prison ?


SAINT-QUENTIN (Aisne) Le voyage dans l'horreur se poursuit devant les assises de l'Aisne avec l'affaire de la tête coupée de Saint-Quentin, en avril 2008. Réquisitions aujourd'hui et verdict demain.

LA science n'est pas magicienne. La présentation hier de l'autopsie pratiquée à Saint-Quentin le 20 mai 2009 sur le corps de la victime confirme bien l'existence de cet empire de l'ignorance. Rien ne peut le vaincre.
« Je n'étais pas là le jour des faits. Heureusement », estime un médecin. Il hausse les épaules comme son éminent confrère, impuissants à forger des certitudes.
A la suite de la révélation du meurtre par Jérôme Cardot qui veut soulager sa conscience, les policiers découvrent dans un garage une tête séparée de son tronc recroquevillé. Elle se trouve au niveau de la poitrine, mais a-t-elle entièrement été tranchée avant ? La question reste sans réponse.
Le corps de Pascal Damhet, 41ans, a été retrouvé dans un container à poubelles dans un local près de Harly. Il est distant de six cents mètres du lieu du meurtre. Le cortège mortuaire est formé de deux piétons le 17 avril 2008 dans la soirée. Jérôme Cardot et Christophe Vautrin poussent leur chargement où gisent un cadavre et puis des ordures. Une gerbe d'immondices pour saluer un mort. Christophe Vautrin aurait été cherché quelques sacs de détritus déversés sur le cadavre pour mieux le dissimuler.
Le drame se déroule dans un appartement situé au n°203 route de Guise à Saint-Quentin deux jours auparavant. Jérome Cardot y vit depuis février 2008 avec Laëtitia Damhet en instance de divorce avec la victime. Cardot rencontre en mars dans la rue de Guise un SDF, Christophe Vautrin, accompagné de Nina, une femelle rottweiler. « J'adore les animaux. J'avais de la peine pour le chien et pitié pour lui » dit Jérôme Cardot.

Un regard de diable
Le nouveau venu est invité à rester une semaine. Cet élan de générosité s'avère une très mauvaise idée. Christophe Vautrin impose rapidement sa loi.
Une quatrième personne se rend plusieurs fois dans ce domicile qui deviendra son piège mortel. Pascal Damhet vient voir son épouse dont il est séparé. Il boit souvent, vaincu par les larmes. C'est un naufragé de l'existence qui pleure sur le destin de leurs quatre enfants placés. Il n'est pas bien riche mais ses bras sont quelquefois pleins des jouets qu'il veut leur offrir. Il ne s'attend certainement pas à affronter une brusque et violente vague de violence. Pour une insulte proférée à celle qui l'a quitté, Laëtitia, il reçoit un coup de couperet de cuisine. Une lame pour rompre les os. Il est atteint au cou qui s'ouvre comme une fermeture éclair glissée. « J'ai vu que sa tête était ouverte. Il ne disait rien, déjà mort. Il lui a mis un coup de couteau. J'ai entendu un grand crac. Il en a remis un deuxième, pareil dans le ventre » raconte Jérôme Cardot en désignant Christophe Vautrin. Ensuite, Cardot boit et se rendort. A des amis, il raconte le drame mais tout le monde reste bouche cousue. Il se tait lui-même pendant un an avant de se décider à aller voir les gendarmes. Pour excuser ce long délai, il insiste sur sa peur de Christophe Vautrin. « Il a un regard de diable avec les yeux rouges » répète t-il. Son avocat, Me Vignon, rappelle que sans lui cette sinistre histoire n'aurait jamais été révélée. Mais la représentante de la société, l'avocate générale, pourrait se montrer nettement moins compréhensive lors de ses réquisitions aujourd'hui.
 

Thierry de LESTANG PARADE
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Les dernières contributions


HAWK51

je veille

19/04/2012 à 17h46

Ce Jérôme Cardot, non seulement il n'avait pas de cervelle pour laisser faire, mais en plus, en se taisant, il avait finalement perdu la tête.

ours51

19/04/2012 à 16h51

meme zola n 'aurait pas eu assez d'imagination pour écrire un de ces livres des primates primaires comprend pas des fous de la guimauve a la place du cerveau tres dangereux individus

Doug

19/04/2012 à 13h25

C'est bien ce que je disais hier, ce sont des véritables monstres !!!

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