Publié le vendredi 10 février 2012 à 12H00 - Vu 61 fois
Hier matin, aux côtés des élus d'Amigny-Rouy et des parents d'élèves, les maires de Barisis-aux-Bois et de Bertaucourt-Epourdon, le conseiller général et un représentant des parents d'élèves de Barisis.
Les parents d'élèves ont décidé d'occuper l'école dès ce matin, soutenus par les élus. Ils refusent le rapprochement avec Barisis-aux-Bois préconisée par l'inspecteur d'académie.
LES élus font et refont leurs calculs et en tirent la conclusion qui s'impose : la menace qui plane sur l'école n'est pas justifiée. La population s'est accrue d'une centaine d'habitants et les prévisions sont également à la hausse en ce qui concerne les effectifs : 88 élèves au 30 janvier 2012, 93 attendus en septembre 2013 et 95 en 2014.
« On vient encore de signer sept certificats d'urbanisme », rapportait cet élu hier matin, lors de la réunion organisée en mairie pour appuyer la position de la municipalité.
La proposition faite par l'inspecteur d'académie d'un possible rapprochement avec l'école de Barisis-aux-Bois est inacceptable. Dans sa réponse à l'inspecteur le maire, André Didier, lui rappelle notamment ceci : « Nous avons dû effectuer des travaux pour créer une 4e classe suite à votre décision en 2007. » Et les élus d'insister sur les lourds investissements réalisés : plus de 530 000 euros pour permettre aux élèves des quatre classes d'étudier dans de bonnes conditions.
Projet imposé
Et d'ajouter qu'actuellement, à la demande des parents d'élèves, un projet de construction de préau pour les petits est à l'étude. Le conseil municipal devra décider des suites à donner.
Le conseiller général Jean-Luc Lanouilh est intervenu pour dire qu'à l'époque déjà « le conseil général de l'Aisne avait apporté une subvention importante, se substituant à l'Etat qui avait failli ».
Du côté de Barisis-aux-Bois, le maire, François Bobo est conscient d'une baisse des effectifs à la rentrée prochaine qui pourrait justifier la fermeture d'une classe mais en aucun cas de l'école. L'élu est à la recherche de solution et se tourne notamment vers les communes voisines dont les enfants sont scolarisés à Saint-Gobain ou à Coucy-le-Château.
Le maire a également précisé que l'an dernier, il avait accepté d'entrer en voie de concertation pour étudier un possible regroupement, encore faut-il avoir un interlocuteur en face. La commune soutient Amigny-Rouy dans son combat. Le conseiller général s'est joint aux élus communaux pour dénoncer la méthode utilisée par l'Inspecteur d'académie : le chantage. Et de citer cette phrase extraite de la lettre signée de Jean-Luc Strugarek : « Dans l'éventualité où ce projet ne se concrétiserait pas, je serais amené à étudier le retrait d'un poste sur l'école primaire de votre commune. » Parents d'élèves et élus ont décidé d'entrer en résistance sans plus attendre.
Graziella BASILE
Gbasile@journal-lunion.fr.
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