Publié le jeudi 26 janvier 2012 à 19H36 - Vu 2399 fois
Les prélèvement ADN sur le corps de Grégory Wiart ont permis de confirmer qu'il est l'auteur du viol d'Elodie Kulik en 2002.
@
(Aisne). Le violeur d'Élodie Kulik, la jeune banquière de Péronne décédée en janvier 2002 après avoir subi un calvaire, est bien celui qu'on croyait. Un prélèvement ADN a été réalisé. Le résultat est tombé en milieu d'après-midi et confirme que Grégory Wiart, aujourd'hui décédé, est bien l'auteur du crime.
Les prélèvements ADN sur le corps de Grégory Wiart, exhumé mardi, sont identiques à ceux du violeur d'Elodie Kulik, en janvier 2002.
«Les résultats sont tombés en milieu d'après-midi, a déclaré, ce jeudi, le procureur d'Amiens, Bernard Farret. Ils confirment ce que l'on savait déjà.»
Mardi, la dépouille de Grégory Wiart, mort sur la route 22 mois après la nuit du meurtre, a quitté le cimetière de Montescourt-Lizerolles pour que des prélèvements ADN soient réalisés à la morgue de Saint-Quentin.
Tôt ce matin-là, de nombreux gendarmes du groupement de l'Aisne investi les abords du petit cimetière de Montescourt-Lizerolles.
Vers environ 9 h 15, deux motards ont ouvert la route au fourgon mortuaire, également escorté de voitures de gendarmerie. Le cortège s'est éloigné du cimetière en direction de Saint-Quentin à une quinzaine de kilomètres. C'est là que le juge d'instruction, Jordan Duquenne, et le procureur d'Amiens, Bernard Faret, ont finalement décidé de faire procéder aux prélèvements sur la dépouille de Grégory Wiart, le violeur d'Elodie Kulik.
L'ADN recueilli à titre posthume devait confirmer que Grégory Wiart était non seulement présent au moment du martyre d'Elodie mais, surtout, qu'il avait pris part à la curée en la violant avant qu'elle ne soit tuée, puis son cadavre incendié.
Cela était acquis depuis que des analyses « par parentalité » ont permis de faire se croiser l'ADN nucléaire du violeur, jusque-là inconnu, avec celui du père de Grégory Wiart, inscrit au Fichier national des empreintes génétiques (FNAEG) pour avoir été condamné dans le cadre d'une agression sexuelle. Incarcéré au moment du drame, le père ne pouvait être impliqué. Il ne restait donc que Grégory Wiart, alors âgé de 22 ans. Un prélèvement ADN effectué sur sa mère a ensuite permis de lever le doute, sachant que l'autre fils des époux Wiart était très jeune à l'époque des faits. Le prélèvement ADN devait confirmer ces résultats. C'est chose faite depuis ce jeudi.
L'enquête va maintenant se poursuivre. Les gendarmes peuvent à nouveau se concentrer sur les comparses de Grégory Wiart.
Glissez cette image dans la barre des tâches pour épingler le site








Réagissez