Publié le mardi 07 février 2012 à 10H29 - Vu 116 fois
Selon une intéressante étude publiée par l'Insee, en 2009, 10 000 établissements picards appartenaient à une entreprise qui exportait. Téréos Sucres à Origny-Sainte-Benoîte (Aisne), AGCO SA à Beauvais (Oise), Duferco Coating à Beautor (02), BASF Coatings à Breuil-le-Sec (60), Valeo Embrayages à Amiens (Somme), MBK Industrie à Saint-Quentin (02), Saverglass à Feuquières (60), Cérémis à Roye (80) et Soprocos à Gauchy (02) sont les dix premières entreprises de la région qui exportent. Parmi ces dix, cinq sont donc de l'Aisne.
La moitié des entreprises qui exportent appartiennent à des groupes français ou étrangers. Car, logiquement, les groupes sont plus portés vers l'international. Avec 7 % de PME exportatrices, la Picardie se classe 10e région, un niveau « tout à fait honorable », note l'Insee.
Métaux, chimie et mécanique
Les trois principaux secteurs industriels de l'économie régionale sont le travail des métaux, la chimie et la mécanique. En 2009, les services des douanes ont enregistré une valeur totale de 11 milliards d'euros d'exportations. La région dispose d'atouts géographiques et structurels favorables à la conquête de marchés extérieurs, leviers de la pérennité des entreprises et de leurs emplois. En 2009, près de 10 000 établissements picards appartenaient à une entreprise qui exportait directement une part de sa production ou de ses services. Ils emploient 160 000 salariés. Parmi les 5 800 entreprises exportatrices qui ont au moins un établissement en Picardie, 3 600 sont indépendantes.
« La spécialisation autour d'une activité ou filière d'excellence est un atout local, expliquent Joël Dekneudt, de l'Insee Picardie, et Vincent Trelcat, de la CCIR Picardie. La force du nombre élargit les frontières et stimule les performances, même si, en contrepartie, la spécialisation présente un risque en cas de crise. Le Vimeu, le Saint-Quentinois ou le Compiégnois ont subi les problèmes économiques de 2009, mais dans chacun de ces territoires, des entreprises présentes à l'export ont été capables de surmonter ces difficultés conjoncturelles. Les entreprises exportatrices emploient davantage de personnel qualifié que celles qui n'exportent pas. L'accès à ces compétences spécifiques constitue un enjeu fort pour permettre aux PME de se développer à l'international. »
Isabelle Boidanghein
Glissez cette image dans la barre des tâches pour épingler le site







Réagissez