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501e régiment de chars de combat de Mourmelon / Les recrues reçoivent le béret noir

Publié le lundi 30 janvier 2012 à 09H03 - Vu 236 fois


Moment attendu pour ces recrues de la réserve avec la remise du béret noir et de l'insigne.

Moment attendu pour ces recrues de la réserve avec la remise du béret noir et de l'insigne.


Quand on dit chars de combat, on pense inévitablement à la deuxième division blindée du général Leclerc.
Le 501e régiment de chars de combat (501e RCC), basé à Mourmelon, a participé à l'épopée.
Son ancêtre s'était illustré néanmoins bien avant à Berry-au-Bac, dans l'Aisne, site du premier engagement de chars de combat, lors de la Première Guerre mondiale, le 16 avril 1917.
132 chars furent amenés sur place pour la grande offensive du Chemin des Dames. Une percée fut réalisée, mais il semble que les unités d'infanterie n'aient pu suivre.
Aujourd'hui, il reste un monument dans cette commune et une liste de morts pour la France.
Un endroit somme tout symbolique pour les recrues de la réserve opérationnelle du 501e RCC, réunies samedi.
Celles-ci viennent de terminer leur formation militaire initiale. Elles ont droit de recevoir le béret noir et l'insigne du régiment. Un jour évidemment attendu en présence du chef de corps, le colonel Reichert, et du maire de Berry-au-Bac, Marie-Christine Hallier.

Aventure humaine


Chacun a ses motivations. Le chasseur Moine, originaire de Saint-Quentin, est tout jeune, 17 ans. C'est le minimum. Il souhaite en fait s'engager. « J'ai des militaires dans ma famille, je suis la voie. On m'a conseillé le 501e RCC. »
Mercredi, il signera son contrat dans l'armée d'active, direction Montauban et le 17e régiment du génie parachutiste.
Le chasseur Evain, né à Amiens, est un peu plus âgé, 29 ans. « J'ai fait des études assez longues, mais cela faisait un moment que je souhaitais rejoindre la réserve opérationnelle. »
Il a attendu de se poser, en travaillant notamment pour une maison de champagne, pour se lancer. « C'est l'aventure humaine qui me tente, le fait de vivre des choses qui ne sont pas habituelles dans la vie de tous les jours. » Il espère pouvoir devenir officier de réserve.
« Chez nous, on peut aussi monter en grade », explique le capitaine de réserve Copin, chargé de la formation militaire initiale de réserve.
Entre les jours d'entraînement, les renforts de corps, il estime à plus de deux mois par an son temps dans la réserve. Il faut jongler quand on travaille entre les week-ends et les congés. Les réservistes sont amenés notamment à participer à des opérations intérieures, comme Vigipirate, mais ils peuvent aussi être appelés à d'autres missions.

Yann LE BLÉVEC

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