Publié le vendredi 03 juin 2011 à 09H27 - Vu 782 fois
SAINT-QUENTIN (Aisne). Des motards venus de toute la région ont manifesté leur ras-le-bol, hier, dans la rue.
«Nous, on ne meurt pas, on nous tue » ou encore « Coluche revient, ils sont devenus fous ». Ce sont quelques slogans que l'on pouvait lire lors de la manifestation des Motards en colère, qui a eu lieu hier à Saint-Quentin. La vaste place de la Liberté est devenue trop petite pour accueillir ces milliers de motards. Ils sont venus, à l'appel du syndicat FFMC, du département de l'Aisne, mais aussi des Ardennes, de l'Oise, de la Somme, du Nord, du Pas-de-Calais et de la Marne où un rendez-vous similaire est prévu le 18 juin, à 15 heures à Reims. Jean-Paul est bien connu dans la ville de Saint-Quentin. Il est à l'origine du syndicat des motards en 2004. Il explique sa présence : « Je suis ici pour sauver ma vie. Il faut sécuriser les motards, pas les chasser. Nous ne sommes pas des hors-la-loi. S'il y a des inconscients chez nous, croyez-moi, il y en a aussi chez les conducteurs de voitures comme de camions. »
Un peu plus loin, Julien, un jeune pilote, prend la parole : « Non à la débilité routière ! Pourquoi des plaques numérologiques plus grandes, pour mieux nous sanctionner ? Actuellement, nous faisons des balades à 45 euros. C'est le prix d'une contravention lorsque nous nous faisons contrôler. On ne nous aime pas, ils trouvent toujours un détail pour nous verbaliser. Il faut arrêter de nous allumer. »
Plus d'un kilomètre
Vers 15 h 30, les moteurs ont donné de la voix, une forte odeur de pot d'échappement et de caoutchouc brûlé s'est rependue place de la Liberté, boulevard Léon-Blum et Victor-Hugo.
Encadré par la police municipale et nationale, le cortège long de plus d'un kilomètre s'est mis en marche pour se retrouver en fin d'après-midi, place de l'Hôtel-de-Ville, mais seulement une partie des manifestants s'y est rendue, faute d'espace nécessaire pour accueillir tous les motards.
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