Publié le samedi 07 août 2010 à 10H00 - Vu 646 fois
Linda Duval, atteinte de fibromyalgie, se bat pour prouver que ce syndrome est un vrai handicap l'empêchant de vivre normalement au quotidien et de reprendre une activité professionnelle.
AU premier abord, impossible de se douter que Linda Duval est malade. Le syndrome dont souffre cette jeune femme de 36 ans, habitante d'Oulchy-la-Ville, n'a rien d'apparent. Elle est pourtant atteinte de fibromyalgie depuis huit ans. Un mal difficile à identifier et diagnostiqué par son médecin généraliste uniquement après avoir éliminé plusieurs pathologies, au mois d'avril 2009. Un vrai soulagement pour Linda Duval qui, depuis des années, multipliait les arrêts de travail en raison d'importantes douleurs musculaires, de troubles du sommeil, d'une intense fatigue et de perte de mémoire. Mais de courte durée…
Perte d'emploi
Le diagnostic établit, son médecin lui prescrit six mois d'arrêt de travail. « Pour me requinquer et suivre correctement mes traitements médicaux. Je travaille en pharmacie et je ne pouvais plus exercer avec mes pertes de mémoire, chutes de tension et ma fatigue. » Suivie par un neurologue et le centre antidouleur de Reims, les médecins lui prescrivent un traitement neurologique, antidouleur, antidépresseur et des anxiolytiques. Ces médicaments associés à des séances de kiné et à un nouveau régime alimentaire draconien - à cause de problèmes intestinaux qu'engendre le syndrome - sans produits laitiers, ni sucre rapide, ni blé commencent à faire effet. « Beaucoup de choses me sont interdites. Ce n'est pas facile à vivre au quotidien. » Mais son état s'améliore et son traitement diminue. Son médecin envisage donc un second arrêt de travail jusqu'à la fin de l'année pour la remettre sur pied.
Un arrêt de travail qui sera refusé par la caisse d'assurance-maladie, et ce malgré le soutien médical dont elle bénéficie. Linda Duval a bien rencontré un médecin expert de la CAM le 30 avril dernier, un professionnel chargé de vérifier son état de santé afin d'estimer si son mal justifie une reconnaissance en tant qu'Affections de longue durée (ALD), et donc une prise en charge à 100 %. Mais, émettant un avis défavorable, le médecin-conseil de la caisse d'assurance-maladie a rejeté la demande de renouvellement d'arrêt de travail de Linda Duval, la semaine dernière.
Une nouvelle qu'elle apprendra uniquement parce qu'elle ne percevait plus ses indemnités journalières suite à son premier arrêt de travail. « Ni moi, ni mon médecin n'avons été prévenus par quelque façon que ce soit. » Une décision qu'elle ne comprend pas non plus et qui lui coupe les vivres. « Les médecins qui me suivent reconnaissent ma maladie. Ils ne peuvent me remettre au travail. Je ne pourrai bientôt plus acheter mes traitements. »
Lélia BALAIRE
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