Publié le jeudi 07 juin 2012 à 11H00 - Vu 640 fois
Romain et Olivia Duflot, ici, avec leurs bêtes de type charolais. S'agissant de la traçabilité, on ne peut pas faire mieux.
La vente directe de viande bovine fait des émules dans le Soissonnais. Une formule gagnant/gagnant pour le consommateur et le producteur.
DANS le Soissonnais, on a l'habitude de voir, sur les bords de route, ces panneaux souvent bricolés avec un bout de carton, proposant des pommes de terre, fraises, pommes ou asperges en vente chez le producteur. Mais ce que les consommateurs ignorent peut-être encore, c'est qu'il est désormais possible d'acheter du bœuf directement chez l'éleveur, tout près de chez eux. Deux couples d'agriculteurs, d'abord Marie-Michèle et Jean-Pierre Berthaut à Mercin-et-Vaux et, depuis peu, Olivia et Romain Duflot, à Braine, se sont lancés, avec, il faut le dire, pas mal de succès.
Lorsqu'ils ont repris la ferme du Parc, voici deux ans, Olivia et Romain Duflot ont hésité à garder le cheptel de 120 bovins de type charolais, en plus de la production de blé, betterave, colza et maïs. Ils ont décidé de tester la vente directe en octobre 2011. Et ça marche. Ils ont presque rempli le carnet de commande de la prochaine vente qui aura lieu le 29 juin. La génisse, une bête de deux ans, sera abattue une quinzaine de jours auparavant. L'atelier de découpe en fera vingt-cinq caissettes environ, de 5 et 10 kg selon les commandes, qui seront vendus à 12 € le kg.
Les clients repartent avec un rôti, des biftecks, des entrecôtes, du bourguignon et des morceaux pour pot-au-feu, remplacés par des saucisses aux herbes et des merguez faites maison lorsque c'est la saison des barbecues. « Nous nous sommes lancés parce que les gens veulent de plus en plus de la viande de qualité et à un prix raisonnable », explique Olivia Duflot.
À Braine, comme à Mercin-et-Vaux avec ses blondes d'Aquitaine, ouvrir sa ferme au public et montrer comment sont nourries les bêtes fait partie du jeu. Transparence et traçabilité garanties. De quoi séduire ces « consomm'acteurs », comme on les surnomme parfois, désireux de consommer autrement.
Commandes un mois à l'avance
Car si ces derniers s'y retrouvent, côté prix, le producteur aussi. « On s'est lancé il y a un an et demi parce qu'on voulait essayer un système gagnant/gagnant, souligne Marie-Michèle Berthaut. Nos clients ont une démarche de contestation vis-à-vis des grandes surfaces, qui pratiquent des prix excessifs sans pour autant garantir la qualité. Quand les gens voient le prix auquel les grandes surfaces nous achètent les produits et ceux en magasin, ils ne comprennent pas où vont les marges. »
Les deux fermes proposent aussi des caissettes de veau, à 14 et 13,50 euros le kg. L'on peut aussi acheter d'autres morceaux, vendus séparément, comme la langue, les rognons ou de l'onglet à la ferme des Duflot. En revanche, on ne peut pas composer sa caissette soi-même. Par ailleurs, il faut s'y prendre à l'avance, au moins un mois. L'éleveur doit s'assurer de disposer de suffisamment de commandes pour faire abattre la bête. C'est une contrainte, mais ici, on n'est pas au supermarché !
Isabelle BERNARD
Ferme du parc Braine, Tél. 03.23.74.66.37. Ferme Berthaut à Mercin-et-Vaux, Tél. 03.23.73.27.11.
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Les dernières contributions
BOUBOU01
07/06/2012 à 21h35
j'ai moi-même testé leur caissette version hiver et franchement la viande est bonne et de qualité. pour sur, je continuerai a commander chez eux. d'ailleurs ça fait bien longtemps que je n'achète plus de viande rouge en supermarché.
Patachou02
07/06/2012 à 18h23
Comment peut on poser ainsi devant ses bêtes sourire aux lèvres et les envoyer à l'abattoir où elles seront égorgées à vif et se vidront de leur sang en 15 minutes !
Qu'on ne diqse pas que ces éleveurs aiment leurs bêtes , sauf pour leur valeur marcahnde, triste monde .....
jackybuc
07/06/2012 à 11h17
il y as t-il des jours particulier de vente.?