Publié le mercredi 11 novembre 2009
Guy Déramaix, maire de Rethel et une partie des agents municipaux étaient hier à la salle des fêtes pour procéder à l'agencement des lieux et répondre ainsi aux exigences médicales.
Emmanuel Défente
QUE les Rethélois soient pour ou contre la vaccination (lire ci-contre), la salle des fêtes de Rethel est quand même réquisitionnée pour la campagne de lutte contre la grippe A H1N1 à partir de demain. Pilotée par le corps préfectoral, l'opération qui se déroulera dans les Ardennes (lire aussi en page départementale) et partout en France, a donné quelques maux de têtes aux hommes et femmes chargés de préparer cette campagne.
Les réunions se sont multipliées entre les différents services de la municipalité, de la sous-préfecture, de la DDASS, etc. Puis, effets collatéraux obligent, il a fallu revoir toute la programmation des manifestations prévues dans la salle des fêtes, qui vit là ses dernières heures, avant d'entrer dans une lourde phase de travaux pour renaître encore plus belle de ses cendres. Si quelques associations ont tout bonnement décidé d'annuler leurs manifestations, la grande majorité des lotos, des bourses aux vêtements, des assemblées générales, ont trouvé d'autres locaux.
Lourde logistique
A priori occupée par la campagne de vaccination jusqu'au 28 février, la salle des fêtes, centre de référence pour tout le secteur et ses 36.000 habitants, accueillera tout de même la soirée des récompenses sportives le 20 novembre prochain, ainsi que les assemblées générales de Champagne-Céréale le 9 décembre et de la FDSEA le 14 décembre. Le vin d'honneur de ce matin pour les cérémonies du 11 novembre sera aussi servi dans le hall de la salle des fêtes.
Bien sûr, tout ce qui est mis en place depuis lundi en terme de panneaux, de tables, qui constituent le circuit du patient à vacciner, sera à chaque fois démonté, puis remonté après la manifestation. Un gros boulot que les agents municipaux vont avoir sur les bras. D'un autre côté, ils évitent aussi la préparation de la salle pour les manifestations déprogrammées à la salle des fêtes.
Dès demain après-midi, donc, après le personnel hospitalier qui doit déjà être vacciné, ce sera au tour des publics dits « sensibles » (nourrisson, personnes âgées ou personnes souffrant d'une pathologie) qui pourront mettre leur épaule à nu devant le médecin pour une piqûre. Combien y en aura t-il ? C'est le mystère. Que ce soit pour 1.000 ou 36.000, de toute façon, la logistique sera là.
E.D.




Réagissez