Publié le vendredi 05 février 2010
Les commerçants ont pu échanger leurs malheurs et s'entendre sur les actions à mener.
IL Y A encore des nouveaux à l'association de défense des victimes du tramway. Garbi Meziane, fondateur et président de l'association, les a réunis, mercredi soir, dans l'hôtel qu'il vient de reprendre rue du Barbâtre. Les nouveaux venus ont pu échanger leurs malheurs et s'entendre sur les actions à mener. Ils sont quasiment tous commerçants rue Emile-Zola où la situation s'est fortement dégradée depuis que les travaux ont imposé un sens interdit dans une partie de la rue et depuis que le carrefour Goulin/Zola est fermé pour deux mois.
« C'est la misère, on n'a plus personne », se lamente l'épicier d'A2Pas. Tout comme son collègue d'Andiamo Pizzas et de l'atelier de reliure, il compte déposer une demande d'indemnisation. Mais sans se faire trop d'illusion puisque certains ont déjà reçu une réponse négative à leur demande.
« C'est la misère »
« J'ai un garage rue Goulin, à deux pas de l'avenue de Laon mais cela ne les a pas empêchés de me répondre que j'étais hors périmètre. »
Le Kebab, rue Zola, a aussi été jugé hors périmètre et plus surprenant, le bar des Amis, situé juste en face, lui, est devenu hors périmètre. Pourtant il n'a pas bougé d'un poil : « Nos deux premiers dossiers avaient été acceptés, nous avons touché 4.000 euros la première fois et 3.000 euros la deuxième fois mais pour la troisième, on nous refuse une indemnisation au motif que nous serions hors périmètre », raconte Bénédicte Lars, patronne du bar.
Le bar des Amis est situé juste à côté du restaurant asiatique Le Dragon d'Or qui, lui aussi, a déjà reçu une indemnité. Tout cela manque de logique et n'augure rien de bon pour ceux qui s'apprêtent à déposer un dossier.
Catherine FREY




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