Publié le jeudi 03 septembre 2009 à 01H00 - Vu 33 fois
Yves Dumont (Laurent-Perrier) et les deux patrons de l'interprofession champenoise, Patrick Le Brun et Ghislain de Montfgolier.
Gerard PERON
Crise économique oblige sans être réellement une usine à gaz, les différentes mesures changent radicalement des années précédentes. Sur ces 9 7000 kg/ha, les maisons ne pourront tirer que 8 000 kg/ha. Les récoltants-manipulants pourront, eux, en revanche, tirer à hauteur de 9 700 kg/ha.
La solution la moins pire
Les règlements pour les livreurs de raisin s'échelonneront sur cinq paiements. Quatre paiements traditionnels pour les 8 000 kilos à l'hectare. Le cinquième concernant les 1 700 kg/ha qui seront tirables en octobre 2010 et dont le paiement aura lieu au mois de novembre 2010. « C'est très simple, mais assez complexe à expliquer. C'est surtout une première puisque nous séparons les quantités du Vignoble et celle du Négoce », explique Ghislain de Montgolfier, président de l'Union des maisons de champagne.
C'est également une première puisque le Négoce va moins tirer de bouteilles que le Vignoble. Évitant ainsi la surcharge des stocks déjà bien gonflés (1, 2 milliard de cols) et son corollaire, les ventes de bouteilles à bas prix. « Ces 8 000 kilos à l'hectare nous permettent de faire entrer 230 millions de bouteilles. » Ce qui pourrait correspondre aux sorties de l'année.
Pour Patrick Le Brun, président du Syndicat général des vignerons, c'est une bonne solution. C'est surtout la moins pire, face aux 7 500 kg/ha qui étaient exigés par certains patrons du Négoce.
Il reste encore à passer à la négociation vendredi prochain avec l'INAO pour connaître le rendement butoir qu'on espère voir monter à 14 000/14 500 kg/ha. La différence entre ce rendement butoir et le rendement disponible à la vendange pourra entrer dans les réserves individuelles de vignerons qui peuvent monter jusqu'à 8 000 kilos à l'hectare.
La vendange commencera généralement à la mi-septembre, mais les premiers coups de sécateurs interviendront dans les crus les plus précoces comme le Sézannais.
Sophie CLAEYS-PERGAMENT
vendanges2009
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