Publié le jeudi 14 mai 2009 - Vu 9 fois
Distribution de tracts, hier place d'Erlon. Même si les étudiants sont de plus en plus nombreux à pouvoir suivre des cours, les opposants aux réformes ne désarment pas.
Gerard PERON
Ce n'est pas encore la normalisation, loin de là. Mais petit à petit le nombre de cours dispensés aux étudiants du campus rémois Croix-Rouge, en proie à une perturbation depuis près de quatre mois maintenant, tend à repartir à la hausse.
Pourtant la journée d'hier avait mal commencé pour ce campus droit-lettres : le personnel à son arrivée avait trouvé de nouveaux barrages de chaises et de tables, empêchant l'accès non seulement aux salles de cours, mais aussi aux bâtiments administratifs.
Des cours assurés
« Mais nous avons fait débloquer tout de suite, indique au nom de la présidence le vice-président Gellé, et nous avons même pu organiser certains cours de lettres sur le campus ». D'autres sites ont également continué à être utilisés ailleurs en ville, comme l'IUT, RMS (l'école supérieure de commerce) ou la fac de médecine, en particulier pour les cours de droit et de sciences économiques. Non sans incidents parfois. c'est ainsi que dans l'après-midi cinq « bloqueurs » ont tenté de perturber les juristes pendant un enseignement à la fac de médecine, mais sans y parvenir.
De son côté la présidence dit avoir poursuivi son activité de dialogue « pour arriver à une prise de conscience de la nécessité de reprendre les cours » et si possible à un vrai retour à la normale la semaine prochaine. Son objectif de boucler enseignements et examens d'ici le 30 juin tient toujours la route.
Nouvelle manif
Quant au camp des bloqueurs et des opposants aux réformes gouvernementales de l'enseignement supérieur, il s'est aussi manifesté (en dehors des barrages de meubles cités plus haut qui avaient dû être édifiés pendant la nuit) en distribuant des tracts place d'Erlon, et se prépare à une nouvelle manif dans les rues, prévue pour cet après-midi. Auparavant, ils seront allés au palais de justice soutenir trois des leurs camarades qui comparaissent ce matin devant le tribunal correctionnel à la suite d'une occupation d'amphi.
La guerre d'usure entre blocage et déblocage continue donc. Mais c'est ce dernier qui semble marquer des points.
A.P.
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