Publié le mardi 28 avril 2009 à 01H00 - Vu 28 fois
Selon Marc Lefèvre, le site de l'ancienne géothermie est toujours pollué.
CG
LA communauté de communes Epernay Pays de Champagne envisage, dans le cadre d'une démarche globale de valorisation de son patrimoine naturel, la création d'un jardin panoramique sur le Mont Bernon, un site situé à 207 m d'altitude et classé depuis 1934 pour la qualité de son point de vue.
Un point de vue panoramique…
L'objet de ce projet sera d'offrir aux visiteurs un point de vue panoramique sur l'ensemble du territoire et de ses composantes paysagères, naturelles et bâties : tissu urbain, plaine, coteau, Montagne de Reims, cours d'eau…
Une table d'orientation initiera les visiteurs à la lecture du paysage. À l'image des autres parcs et jardins réalisés sur le territoire de la CCEPC, le jardin du Mont Bernon alliera un espace de détente et de loisirs à un espace pédagogique et culturel relié au réseau de parcours touristiques intercommunaux.
Les travaux pourraient débuter en 2011. Coût estimé de l'opération : 150.000 euros.
Si le projet a retenu toute l'attention des élus sparnaciens lors du dernier conseil municipal, Marc Lefèvre, élu socialiste, n'a pas manqué de rappeler que « cet aménagement était envisagé à l'emplacement de l'ancienne géothermie dont les boues polluées au baryum subsistent toujours », selon lui. L'élu persiste en effet à dire que le site, dont plusieurs échantillons extraits par le CEBTP (centre expérimental de recherches et d'études du bâtiment et des travaux publics) en 1996 montraient la présence forte de baryum (3 échantillons allant de 0,82 % à 1,79 %) et de baryte ou sulfate de baryum (3 échantillons allant de 1,38 % à 3,2 %), n'a toujours pas été dépollué. « Les taux enregistrés sont largement supérieurs à la normale. » « De la désinformation pure et simple », selon le maire d'Epernay qui ne comprend d'ailleurs pas cet acharnement de Marc Lefèvre à vouloir que le site soit pollué.
… sur un site pollué
« Vous pensez bien que si le site était pollué, nous aurions fait les travaux nécessaires », lui avait-il répondu lors du dernier conseil. Une affirmation loin de satisfaire Marc Lefèvre qui attend toujours de la Drire la preuve écrite d'une dépollution complète du site. Un courrier a été adressé au chef de division Environnement/sous-sol Drire en 2006 afin de connaître la situation exacte de la dépollution. Les élus n'ont jamais reçu la moindre réponse… et ne se contentent pas, a priori, de la parole du premier magistrat.
Caroline Garnier
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