Publié le vendredi 29 janvier 2010 - Vu 63 fois
La fermeture du site des Ateliers SNCF, quai de la Marne, à l'horizon 2014 - en fonction des départs à la retraite et du redéploiement des activités de maintenance de la SNCF vers le centre TER - sonne le glas d'un quartier chargé d'histoire cheminote. Les Ateliers SNCF, qui ont compté jusqu'à 2.000 cheminots, ont toujours fait partie intégrante de l'activité et du patrimoine sparnacien. A terme, ils seront pourtant rasés. Ne subsistera plus à Epernay que le centre de maintenance TER, zone Val de Champagne… À peine 150 emplois.
Pour la ville, il s'agit de saisir « l'opportunité foncière ». Franck Leroy ne l'a jamais caché : « Le site de 11,5 hectares, situé au nord des voies ferrées en face de la gare d'Epernay, constitue une opportunité pour la ville d'engager un projet urbain visant à la requalification et au désenclavement de ce vaste secteur situé entre le centre-ville et la Marne ». Dès juin 2008, il sollicitait d'ailleurs le programme européen Feder 2007-2013 « pour l'aider à financer les éventuels travaux d'infrastructures et d'équipements qui seraient nécessaires en vue de la mise en œuvre de ce projet ». A l'époque, l'annonce avait fortement choqué les cheminots qui s'étaient sentis « abandonnés ». « Il est déjà difficile de se dire que le site va fermer, alors entendre parler du futur projet de friche ferroviaire, ça fait mal, » s'exprimait alors l'intersyndicale des cheminots. « Le site n'est pas une friche. On est encore là, on travaille ».
Pourtant la réalité est bien là. L'heure est déjà aux études de faisabilité. A terme, les Ateliers SNCF seront bel et bien rayés de la carte.
Etudes
« Il s'agit de faire de ce secteur industriel un quartier à part entière de la ville, » insiste le maire. « C'est l'avenir d'Epernay qui se prépare sur ce lieu dans les 10 à 15 ans à venir. Nous avons fixé la barre très haut. Il s'agit de désenclaver la zone pour en faire un éco-quartier où cohabiteront les principales fonctions urbaines : logements, commerces, locaux d'activités… L'urbanisation de ce futur quartier passe par son désenclavement. Cela implique de faire des voies. Il va falloir créer un ouvrage de franchissement des lignes ».
Une première étude de faisabilité d'une passerelle mode doux et transports en communs a ainsi déjà été réalisée par le cabinet Bécard sur la base d'un projet urbain qui a permis d'identifier un positionnement et un dimensionnement possible de cet aménagement. Aujourd'hui, la ville et la SNCF s'apprêtent à lancer une nouvelle étude d'opportunité et de faisabilité de cet ouvrage. L'étude, financée par la ville et la SNCF, se montera à 140.000 euros.
Dossier : Caroline GARNIER
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