Publié le samedi 08 août 2009 - Vu 1 fois
« Le frère cadet de la victime se sent particulièrement responsable, mais ce n'est pas lui qui est responsable, ce sont les adultes qui les accompagnaient », a souligné hier la magistrate.
FRANCOIS LO PRESTI
Trois adultes ont été mis en examen hier pour homicide involontaire et mise en danger de la vie d'autrui après l'accident de jet-ski qui a coûté la vie à Yannis, 9 ans, mardi sur l'étang de Pontpoint (Oise).
L'enfant est mort dans la collision entre le jet-ski qu'il pilotait seul et un scooter des mers piloté par son frère de 8 ans, à l'arrière duquel était assis un jeune homme de 24 ans. La différence entre les deux engins réside essentiellement dans la position de conduite, debout pour le premier, assise pour le second.
Ils effectuaient une « course de vitesse », selon Viviane Brethenoux, substitut du procureur de Senlis.
« Beaucoup de zones d'ombre »
Le jeune homme, qui ne possédait pas le permis nécessaire pour piloter un scooter des mers, ainsi que les deux hommes de 30 et 32 ans à qui avaient été confiés les deux frères pour l'après-midi, ont été mis en examen pour « homicide involontaire par manquement à une obligation de sécurité ou de prudence et mise en danger de la vie d'autrui ».
Tous trois ont été placés sous contrôle judiciaire et encourent cinq ans d'emprisonnement.
« Les adultes qui avaient la responsabilité de la surveillance de ces enfants n'ont pas pleinement rempli ce rôle, puisque les enfants se sont retrouvés sur ces engins alors qu'ils ne devaient pas y être. Ils pouvaient y être de manière accompagnée, mais en aucun cas les piloter seuls », a déclaré hier Mme Brethenoux.
Dans un premier temps, les personnes impliquées dans le drame avaient déclaré que l'enfant nageait dans une zone interdite quand il a été percuté par le scooter des mers piloté par le jeune homme de 24 ans.
« Aujourd'hui, les trois reconnaissent leur implication et leur responsabilité et sont particulièrement choqués », a ajouté la magistrate.
L'enquête devra désormais déterminer à quelle vitesse a eu lieu la collision, à qui précisément appartenaient le jet-ski et le scooter des mers et si d'autres responsabilités pourraient être engagées dans cet accident.
« Il reste beaucoup de zones d'ombre », a estimé Mme Brethenoux.
Glissez cette image dans la barre des tâches pour épingler le site








Réagissez