Publié le jeudi 18 mars 2010 à 09H59 - Vu 12 fois
Alexis le Briviste à gauche, Marc le Castrais, ailiers tricolores au profil (presque) passe-partout, n'hésiteront aucunement à défier les cuirassiers anglais.
Petits mais costauds, Marc Andreu et Alexis Palisson, que rien n'effraie. Pas même le XV de la Rose, grand chelem à la clé.
ILS n'auraient sans doute pas été nombreux à parier que l'équipe de France achèverait son Tournoi et partirait à l'assaut de l'Angleterre, samedi soir (20 h 45, France 2), équipé ainsi de deux petits formats aux ailes.
Le pendant de Marc Andreu à gauche, Alexis Palisson (1,75 m, 75 kilos), a, lui aussi, dû combattre les idées préconçues pour imposer cet hiver chez les Bleus sa bouille d'éternel adolescent et les mêmes appuis de feu qu'Andreu. A 22 ans, le Briviste vit, comme il le dit, un rêve éveillé dans le confort du cocon de Marcoussis
« Ici, t'es au resto, t'es à l'hôtel, il y a des terrains d'entraînement exceptionnels… » Et se pince lorsqu'il découvre le Millennium de Cardiff, essai personnel à la clé. « C'est mythique de jouer dans des stades comme ça. Quand tu rentres à l'échauffement au Millennium, tu as l'impression que les gens vont te tomber dessus. »
« Si je dois prendre une cartouche... »
Une fraîcheur vivifiante, qui ne l'empêche pas là aussi de rester fidèle à ce qu'il est. « Je ne ressens pas de complexes, clame-t-il, même s'il domine son later ego castrais de… cinq bons centimètres. Je suis comme je suis, en tout cas, ce n'est pas une donnée qui me perturbe. Des joueurs comme Dominici ou Shane Williams m'ont donné envie… je ne cherche pas à prendre de poids. C'est encourageant, ça montre qu'il y a de la place pour tout le monde. »
Presqu'un cliché dans un sport, où la puissance et les kilos pourtant ne font pas tout.
Samedi, Palisson et Andreu feront face aux armoires à glace anglaises, Mark Cueto et l'ancien treiziste, Chris Ashton, qui tous deux approchent le presque quintal.
Pour autant, pas question pour les deux feux follets tricolores de se limiter dans leurs intentions ou de jouer contre nature.
Bien au contraire. « On me demande de jouer comme en club et je resterai moi-même face à l'Angleterre. Je jouerai contre l'Angleterre comme je l'ai fait contre l'Italie. Si je trouve un espace, je le prendrai tout simplement, sans me poser la question s'ils sont plus solides ou plus agressifs, j'essaierai de passer et si je dois prendre une cartouche, je la prendrai. »
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