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Tourisme : toujours plus d'étrangers

Publié le jeudi 31 juillet 2008 à 01H00 - Vu 27 fois


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Aujourd'hui, l'Oter propose une offre diversifiée qui ne tourne pas seulement autour du champagne.

Aujourd'hui, l'Oter propose une offre diversifiée qui ne tourne pas seulement autour du champagne.

Caroline Garnier


«IL est assez difficile en cette période de morosité, de baisse de la consommation, de définir une tendance en terme de fréquentation. Nous naviguons à vue. Fin juin, la fréquentation était équivalente à celle de 2007. Au 25 juillet, nous enregistrons une baisse d'environ 5 % ».
Jean-Louis Brizard, directeur de l'office de tourisme d'Épernay et sa région (OTER), se veut réaliste. La période n'est pas à l'euphorie… mais il y a pire : « L'office de tourisme de Cognac affiche, pour exemple, une baisse de 20 % de sa fréquentation ».
Attention aux évolutions
À Épernay, il faut même relativiser : « Nous perdons de la clientèle française, en revanche nous gagnons des touristes étrangers. On ressent une affirmation du caractère international du tourisme, avec notamment une progression de la clientèle nordique et surtout une arrivée constante d'Australiens ».
En chiffres, Épernay aura ainsi perdu 1.000 touristes français en juillet, mais gagné 700 touristes étrangers par rapport à 2007. Les Australiens restent fidèles : entre 3.000 et 3.500 visiteurs par an, plus que les Américains. En tête d'affiche : les Britanniques… même s'ils dépensent moins, suivis de nos amis belges.
Cette morosité ambiante, même si elle est loin d'être catastrophique, a une raison évidente : le coût des transports. « Le coût du transport prend aujourd'hui une acuité particulière. Il va falloir être particulièrement attentif aux évolutions », constate Jean-Louis Brizard.
Rester attentif aux prix
Pour exemple, pour un Britannique qui faisait Londres/Épernay en voiture, le coût du transport représentait en 2007, 25 % de son budget. Aujourd'hui, il est de 40 %.
Une situation loin d'être négative pour le directeur de l'office, « à condition de rester attentif à nos prix et de maintenir un certain rapport qualité/prix. C'est là tout l'enjeu. Il faudra d'ailleurs que nos partenaires privés restent raisonnables, car il y a un marché à jouer ». Et de se justifier : « Le tourisme est en pleine mutation. On en a terminé avec les vols à 5 euros pour la Tunisie. Les « Low coasts » (voyages pas chers) connaissent aujourd'hui leurs limites. Un rééquilibrage est en train de se faire. Nous allons retrouver notre place dans un marché qu'on avait perdu au profit des capitales européennes ».
Autre tendance qui force le directeur à l'optimisme : l'allongement de la durée de séjour. « C'est une surprise, mais la durée de séjour moyenne frôle aujourd'hui les 3 nuitées, contre 2 auparavant ».
La force d'Épernay, outre son champagne, repose également sur son offre diversifiée qui s'ouvre désormais aux familles, avec des programmes à la carte.
Caroline Garnier
Office de tourisme d'Épernay et sa région, au 7, avenue de Champagne. Renseignements au 03.26.53.33.00.

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Un atout : le tourisme d'affaires

En l'espace de quelques mois, le paysage hôtelier sparnacien, relativement figé ces dernières années, va radicalement changer, puisque le nombre de chambres va doubler à Épernay.
Une aubaine à saisir pour le directeur de l'OTER qui y voit une carte à jouer en matière de tourisme d'affaires. « Il va falloir nous saisir de ce marché. La demande est là. C'est un tourisme complémentaire auquel jusqu'à présent Épernay ne pouvait pas répondre par manque de chambres d'hôtel ».
Avec l'arrivée d'une résidence-service (75 chambres) et d'une résidence hôtelière (75 chambres) sur la Zac Porte Sud en septembre, et la création d'un Première Classe (79 chambres) sur la Zac Val de Champagne en 2009, au total, ce sont 22 chambres qui vont venir s'ajouter aux 211 existantes à Épernay même (lire par ailleurs).
Un phénomène sans précédent pour la capitale du champagne.
Une offre mieux adaptée à la demande
« Certes, il va y avoir un moment de transition difficile en 2009. Les hôtels devront s'adapter à la concurrence, mais pas tant que ça », indique Jean-Louis Brizard.
« L'hôtel Première Classe correspond à une offre inexistante sur Épernay. L'hôtel qui pourrait le plus souffrir de cette arrivée, c'est le Première Classe à l'entrée de Reims, vers qui se drainait la clientèle », explique-t-il.
« Aujourd'hui, Épernay va être capable de proposer une offre hôtelière diversifiée, qui pourra répondre à toutes les demandes ».
Et d'ajouter : « Avec environ 680 chambres sur Épernay et la région, on ne peut pas dire qu'il manquait de chambres. Simplement l'offre n'était pas adaptée ».
C.G.

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Une offre hôtelière diversifiée

Actuellement, l'offre hôtelière intra-muros, c'est 211 chambres réparties dans des établissements de 1 à 3 étoiles :
- 80 chambres dans 4 établissements 3 étoiles.
- 116 chambres dans 3 établissements 2 étoiles.
-15 chambres dans 1 établissement 1 étoile.
L'offre extra-muros (dans un rayon de 25 km autour d'Épernay), c'est 473 chambres allant de 1 à 4 étoiles :
- 113 chambres dans 3 établissements 4 étoiles.
- 123 chambres dans 5 établissements 3 étoiles.
- 228 chambres dans 7 établissements 2 étoiles.
- 9 chambres dans 1 établissement 1 étoile.
Sans compter pas moins de 240 chambres d'hôtes et 70 chambres en gîtes sur Épernay et sa région.
À venir dès septembre : 222 nouvelles chambres.

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