Publié le jeudi 18 octobre 2007 à 01H00 - Vu 1 fois
Un des problèmes majeurs de l'agglo rémoise : le manque de foncier. Du coup, pour Jean-Louis Schneiter, l'avenir passe forcément par un rapprochement avec les intercommunalités voisines.
Christian-Philippe Paris
QUELLE répartition du pouvoir politique dans le secteur rémois pour les années à venir ? Le maire de Reims a ses idées sur la question. Il a eu l'occasion de les exposer dernièrement devant le club 89 de réflexion (notre édition de dimanche).
L'enjeu ? Le développement de l'agglomération. La grosse contrainte actuelle bien connue : le manque de foncier. « Dans dix ans, on n'aura plus un seul hectare de terre » réaffirme le maire.
La solution ? Un rapprochement avec les voisins. « Pas d'autre moyen, avec un État qui ne cesse de se désengager… Nous avons un destin commun avec les communes et intercommunalités voisines ! Il faut arrêter de se battre comme des chiffonniers ! »
Le maire n'a pas cité de nom, cela dit, son auditoire aura compris que la communauté Champagne-Vesle, celle qui a fait pousser le fameux parc Millésime aux portes de Tinqueux, et qui s'apprête à accueillir Ikea de l'autre côté de l'ex nationale 31, devait fort probablement se sentir concernée par ses propos.
Pas de réponse positive
D'ailleurs, à l'un des auditeurs lui demandant quand est-ce qu'on verrait enfin une desserte par transport en commun dudit parc Millésime : « J'ai déjà proposé deux choses à cette communauté de communes : d'une part d'entrer dans le périmètre des transports urbains, ce qui amènerait leurs entreprises à participer au versement transport, d'autre part un arrangement sur la taxe professionnelle qu'il conviendrait de partager. Je n'ai pas eu de réponse positive*! »
Jean-Louis Schneiter sait bien que les choses ne sont pas forcément faciles. « Il faudra du temps ! C'est donc dès le lendemain des prochaines élections municipales qu'il faudra commencer à y réfléchir, si on veut réussir dans trente ans ! »
Pour autant le maire n'est pas défaitiste. Il cite l'exemple d'intercommunalité bien vécue, les syndicats à vocation technique, comme celui qui gère le bassin de la Vesle.
Quant à envisager une fusion pure et simple de communes, pour éviter le morcellement des décisions : « Cela ne pourra se faire que s'il y a une incitation de l'État, car tous les élus ont horreur de perdre quelque chose », et en particulier leur pouvoir.
Antoine Pardessus
*Le président Bzdak de Champagne-Vesle confirme qu'il y a bien eu des propositions de la part de M.Schneiter, mais simplement verbales, ainsi qu'une proposition des Tur pour une extension de ligne de bus à partir de Croix-Rouge, mais « pour le moment, ces propositions ne nous satisfont pas ».
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