Publié le dimanche 31 mai 2009 à 01H00 - Vu 126 fois
Souvenirs de terre battue pour Servane Delobelle, invitée en 2005 sur les courts de RG.
EN 2005, alors n° 30 française et 430e mondiale, Servane Delobelle a participé aux qualifs de Roland-Garros, le tournant peut-être de sa carrière : « Si j'avais pu atteindre le tableau, qui sait ? Quand je vois des filles que j'ai côtoyées à cette époque, ça me fait un pincement au cœur… ».
« Contre Julie Coin à Saint-Quentin »
Porte d'Auteuil, l'aventure n'a duré qu'un petit tour, face à une Américaine qui doit « avoir quitté le circuit » et dont la Rémoise de Champfleury a oublié le nom. Celui de Maria Kirilenko reste en revanche bien ancré dans ses mémoires de terre battue.
« Avant les qualifs, je l'avais rencontrée à Saint-Gaudens dans un 75.000 dollars. Elle avait 16 ans et m'avait battue 6-3, 6-3. Je l'avais trouvée très forte ». Impression confirmée à Roland-Garros : « Je me promenais dans les allées quand j'ai entendu des clameurs du côté de Suzanne-Lenglen. Elle était dans le 3e set contre Serena Williams… ».
Vue en 8es à l'Open d'Australie, la Russe n'a jamais vraiment confirmé : « C'était une jolie fille, elle s'est peut-être égarée. Les pubs, les photos, c'est bien mais il ne faut pas que ça prenne sur les heures d'entraînement… ».
Servane en a croisé d'autres, comme l'Amiénoise Julie Coin, en finale du tournoi de Saint-Quentin, alors que la future tombeuse d'Ana Ivanovic à l'US Open 2008, n'avait que « 14-15 ans ».
Quatre ans après son apparition à Roland-Garros, Servane Delobelle (licenciée à Marseille) est descendue à - 2 : « J'aimerais bien redevenir - 15, - 30. Comme je n'avais pas de bagages au niveau études, j'ai fait un choix. Au tennis, il faut une pointe de chance et je ne l'ai pas eue ».
« Elle sent le jeu ». L'exemple de Virginie Razzano « qui est toujours là » est mis en exergue par la camarade de promotion de Pauline Parmentier ou de Mathilde Johansson qui n'a « pas eu de chance » dimanche passé : « Elle a eu 8 balles de match… ».
Le fameux syndrome de Roland : « Les Français ont du mal à s'exprimer car ils veulent faire honneur à leur wild card ».
Le parcours d'Aravane Rezaï n'est pas pour surprendre l'étudiante en DUT de techniques de commercialisation : « C'est solide ce qu'elle fait. Elle ne lâche rien. Certainement parce que son père l'entraîne un peu à la dure… ».
La favorite de Servane ? Dinara Safina : « Au niveau puissance, qualité de frappe et régularité, il n'y a pas photo sur les premiers matches ».
Dans le cadre de son stage chez Tutti Team, l'ancienne Cormontreuilloise (25 ans en août) a vendu des « packages » Roland-Garros à des sociétés. Mais elle ne foulera pas pour autant l'ocre de la Porte d'Auteuil.Ce week-end, Servane s'occupe de la promo des championnats de Champagne au Creps de Reims.
Jean-Pierre PRAULT
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