Publié le lundi 24 août 2009 à 01H00 - Vu 101 fois
La plupart des clients d'Isabelle Guillerot sont des professions libérales.
Lucie Lefebvre
ISABELLE GUILLEROT travaille pour plusieurs médecins, un avocat, un huissier, et bientôt pour un entrepreneur. Le tout sans avoir le don d'ubiquité. D'ailleurs, elle ne bouge pas de chez elle : la jeune femme fait partie des rares Axonais à s'être lancés dans le télétravail.
Son créneau, c'est le secrétariat, la prise de rendez-vous ou encore l'établissement de factures.
Dans sa maison de Vivaise, près de Laon, elle s'est aménagée une pièce dédiée à son activité professionnelle. « Un gage de sérieux, selon elle. Je ne me vois pas noter une information sur une feuille volante que je peux égarer dans la cuisine ». Chose qui de toute façon a peu de chance d'arriver dans la mesure où elle passe le plus clair de son temps dans son bureau : contrairement à ce que l'on pourrait penser, travailler chez soi ne veut pas dire travailler quand on veut.
Mieux qu'un centre d'appels
« Je commence à 7 h 30 et je termine à 19 heures. Certaines journées sont plus chargées que d'autres. Le lundi matin, je prends quasiment un appel à la minute. Le mercredi, je suis très sollicitée le matin mais l'après-midi, les gens s'occupent de leurs enfants, je n'ai quasiment personne » remarque celle qui a crée cette prestation de toutes pièces, en se basant sur ses expériences professionnelles passées.
Avant de s'établir à son compte, elle a été secrétaire de direction, secrétaire médicale et a aussi travaillé dans un centre d'appels. « Je me situe entre la secrétaire qui a son bureau dans le cabinet médical par exemple, et le grand centre d'appels. Je ne suis pas sur place, mais pour autant, je ne suis pas une opératrice anonyme parmi d'autres. Les patients ont toujours affaire à moi et au fil du temps, nos échanges deviennent conviviaux. C'est un peu comme si je les connaissais, l'accueil est personnalisé » assure Isabelle Guillerot qui se plie à une sacrée gymnastique avec ses deux seuls outils de travail : un ordinateur qui lui permet de passer d'un agenda à l'autre et un téléphone aux multiples touches dont chacune correspond à un client.
Et donc à un message d'accueil différent. Le plus difficile étant de ne pas s'emmêler les pinceaux « mais on s'habitue très vite ».
Beaucoup d'avantages
Elle a sauté le pas il y a bientôt deux ans et avec le recul, cette situation correspond tout à fait à l'image qu'elle s'en faisait. Comme tout métier, il a ses avantages et ses inconvénients qui ,au final ne pèsent pas bien lourd dans la balance.
« Même si j'ai une grande plage horaire, je n'ai pas de problèmes de transport. J'ai pas mal réduit mes frais, notamment la nourrice pour mon fils que je vois beaucoup plus que les autres mamans». Ce qui pourrait en rebuter certains n'est toutefois pas très gênant pour cette télétravailleuse axonaise : « Par la force des choses, on ne voit personne de la journée ».
Finalement, le plus dur aura été de créer sa société (*) : un an à jongler entre les démarches administratives, les formations à la Chambre de commerce et l'installation un peu envahissante d'un standard téléphonique. En même temps, on n'a pas idée d'avoir une telle machine chez soi!
(*) A. sys.tel., 03.23.20.02.12.
Dossier : Lucie LEFEBVRE
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