Publié le mercredi 14 octobre 2009 - Vu 4 fois
Auteur d’un doublé hier soir, Odaïr Fortes rejoint Gamboa et Fauré en tête des buteurs stadistes (5).
Deux coups d'accélérateur en moins de trois minutes auront été suffisants. Suffisants pour assommer une équipe bressane dont toute la fébrilité actuelle est résumée dans le verdict de la première mi-temps d'hier soir.
Car ce n'est pas tant dans le jeu que les Louhannais ont subi la loi des Rémois, du moins durant ce premier acte. Empruntés, les hommes de Marc Collat ont même été mis en difficulté pour contenir les assauts offensifs pourtant souvent désordonnés de Goga, Alphonse ou Elouaari. Ce dernier devait d'ailleurs s'offrir les deux meilleures occasions mais par deux fois, aux 26e et 36e minutes, il venait buter dans les gants de Ferrand.
Gragnic-Fortes duo gagnant
Les Louhannais venaient d'en terminer avec leurs illusions. Dans la foulée, Reims parvenait enfin à exploiter correctement l'une de ces possibilités de contres dont l'évidence ne faisait que croître avec les minutes. A la baguette, Vincent Gragnic profitait d'un ballon récupéré très haut par sa défense sur le flanc gauche pour aller fixer un axe central bressan livré à lui-même et servir Fortes qui ne se privait pas pour trouver la cible (37e).
Bis repetita trois minutes plus tard avec un nouvel espace trouvé par Gragnic dans le dos du latéral gauche louhannais Damien Moulin pour son compère Odaïr Fortes qui transformait l'offrande en seconde passe décisive en venant battre de près un Robinet impuissant.
À 2-0 à la mi-temps, la messe paraissait dite. D'autant que la logique qui veut que rien ne réussisse à une équipe de bas de tableau et que tout sourit dans la dynamique de victoires semblait s'appliquer à la lettre au stade de Bram, hier.
L'entame de seconde période était bien meilleure dans la qualité du jeu rémois et dans la main mise sur le match.
Les rôles s'inversaient bizarrement à la 65e minute. Peut-être trop sûrs de leur fait, les Rémois laissaient un temps souffler le vent de la révolte aux abords de leurs 16 mètres. C'est Elouaari qui tentait de rallumer la flamme bressane mais il trouvait sur son chemin un Ferrand décisif.
À 10 minutes du terme, l'orage était passé. La lanterne rouge abdiquait définitivement et laissait à Reims le soin de conclure la soirée par quelques occasions bien menées mais qui ne permettait pas de donner au score une ampleur plus large.
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