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Stade de Reims / Le Paris de l'obstination

Publié le samedi 24 octobre 2009 à 01H00 - Vu 1 fois


C'était un match où il fallait montrer ses muscles. Ielsch (ici à la lutte avec Palmieri) et les Rémois l'ont fait. Les voilà à un point du podium.

C'était un match où il fallait montrer ses muscles. Ielsch (ici à la lutte avec Palmieri) et les Rémois l'ont fait. Les voilà à un point du podium.

Christian LANTENOIS


CE qu'il y a de beau dans le foot, c'est que l'on peut « s'emmalliocher » pendant 90 minutes et finir par se congratuler, partager le décrassage d'après-match et échanger de sincères amabilités.

« D'après les Rémois, nous sommes la meilleure équipe vue ici. C'est un beau compliment », assurait Jean-Luc Vannuchi, le coach parisien. « Le Paris FC est de loin la plus belle formation qu'on a jouée cette saison », répondit en stéréo Marc Collat.

Nouvelle devise

Une partie aussi engagée, aussi intense, Delaune n'en n'avait pas vue depuis longtemps. Deux prétendants à la Ligue 2 face à face pour une vraie bataille physique et psychologique, voilà ce à quoi on a eu droit en ce vendredi frisquet.

Au bout du compte, le Stade sut trouver l'énergie nécessaire pour préserver son mince avantage. « Souffrir plus pour gagner davantage », telle semble être sa nouvelle devise.

Marc Collat ne fut pas le dernier à brandir le drapeau rouge et blanc. « Je souhaite d'abord rendre hommage à mes joueurs. Ils ont su répondre à un adversaire qui n'a rien lâché, même mené 2-0, et qui a su nous pousser dans nos derniers retranchements. »

C'est à se demander ce qu'il serait advenu sans « la grinta » de Deaux à la récupération, prolongé par un geste parfait du buteur Fauré, en fin de première mi-temps. A ce moment-là, même s'il menait légèrement aux points, Reims souffrait. Notamment au milieu du terrain où le pressing agressif des Parisiens l'obligeait souvent à reculer.

« Tout ce qu'on a fait avait été décidé auparavant. Nous avions bien étudié le jeu des Rémois. Nous étions solides au milieu et en défense. Si on n'a pas vu Fortes, ce n'est pas un hasard. » Jean-Luc Vanucchi avait tout planifié, sauf la fébrilité de l'arbitre qui, selon lui, a nui à son équipe.

1.029 minutes d'attente

Menant à la pause puis augmentant son avantage contre le cours du jeu, le Stade versa dans son habituel réalisme. Celui qui lui permet de poursuivre une série de huit matches sans défaite et d'encaisser le minimum de buts.

Il faut d'ailleurs remonter au 13 août pour retrouver trace du dernier but concédé dans le jeu. Contre Créteil, à la 39e minute. Soit 1.029 minutes à attendre avant que le faux frère, Pollet, ne vienne faire des misères à Ferrand.

On retiendra aussi de ce vrai match de L2, la détermination affichée par les Stadistes qui n'ont jamais flanché, défendant avec ardeur chaque parcelle de terrain. Cette force collective devient d'ailleurs la marque de fabrique d'une équipe qui sait aussi montrer ses muscles.

La voilà revenue dans la course, 4e à un point du 3e, Créteil, et l'opportunité de jouer dès mercredi son match en retard contre Fréjus, un autre dangereux outsider.

« Ce ne sera pas un match facile, mais nous y allons avec nos armes et on va tout faire pour essayer de ramener quelque chose », prédit Collat. Le test d'hier soir ne pourra que leur servir.

 


Gérard KANCEL


stadedereimsn

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