Stade de Reims / Le coup de fatigue

Publié le jeudi 29 octobre 2009

Le plan varois anti-Gragnic a fonctionné et les Stadistes voient leur belle série s'interrompre.

Le plan varois anti-Gragnic a fonctionné et les Stadistes voient leur belle série s'interrompre.

Christian LANTENOIS

LE coup parfait aurait été de s'imposer dans le Var où il avait entamé la saison par une humiliation, à Hyères (1-3).

A Fréjus, le Stade n'a pas été plus conquérant. Il a quitté le stade Pourcin avec une défaite (0-2) que personne ne remettra en cause. Les Raphaëlo-Fréjussiens ont mieux joué le coup techniquement et tactiquement. A l'image de leur équipier Lucas Deaux alité (lire ci-contre), les Rouge et Blanc ont joué avec des jambes toutes molles.

Résultat, ils laissent filer l'opportunité de grimper pour la première fois sur le podium et relancent un rival qui revient à deux points alors qu'il aurait pu être repoussé à huit.

Beauvais revient aussi

« On se relance après trois matches sans victoire. Notre objectif reste le maintien mais, si on peut, après les 42 points, on veut bien jouer un rôle de trouble-fête », signalait Jonathan Delaplace, véritable poison par son art de dézoner.

« C'est un coup d'arrêt », commentait Marc Collat qui voit aussi Beauvais rabouler. L'ASBO s'est imposée à Bayonne dans l'autre match en retard et recolle à quatre longueurs.

Reims a donc pilé sans prévenir. D'autant moins que son entame avait été encourageante. Sans occasion franche mais avec une récupération haute dans le camp varois.

L'affaire se prolongea une vingtaine de minutes avant une perte de balle aux 35 m. Delaplace coupa la liaison entre Tainmont et Guégan. Vu au CO Châlons entre 2002 et 2004, Lubasa ne laissa pas passer l'occasion (28e).

Le Stade ne se remit jamais vraiment de ce bouillon. « On n'a pas le droit de commettre une erreur aussi lourde. On a pris un coup de massue », soulignait encore Marc Collat agacé de voir son équipe piquer du nez.

Alors que Ramos et Boronad ne subissaient plus l'once d'un pressing, que Delaplace s'amusait entre les lignes rémoises, le rendement offensif marnais confina au néant malgré les efforts des latéraux, Tacalfred et Ielsch, pour secouer le cocotier.

Gamondes au marquage sur Gragnic, une individuelle à l'ancienne, et les couloirs muselés, Fréjus manœuvrait à sa guise. « On savait que neutraliser Gragnic empêcherait Reims de développer son jeu vers les côtés », rappelait Delaplace qui appliquait un plan bâti sur les observations à Cannes et contre Bayonne.

Joker grillé

« On s'est heurté à une bonne organisation défensive », notait Collat à peine surpris quand Orinel doubla le score en contre. L'ancien Stéphanois fructifiait une entrée remarquable (87e).

Dans sa course à la montée, le Stade a grillé un joker. Il sait qu'il abattra donc des cartes importantes à Plabennec puis à Moulins, le 7 et le 13 novembre.


De notre envoyé spécial Philippe LAUNAY


stadedereimsn

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