Publié le samedi 28 novembre 2009 à 01H00 - Vu 3 fois
Après un triplé face à Cassis, Cédric Fauré s'est contenté cette fois d'un doublé…
Christian LANTENOIS
LES fêtes de fin d'années approchant, il n'est jamais trop tôt pour faire le plein de provisions. Histoire d'éviter les frayeurs et les bousculades des derniers jours de courses. Histoire aussi d'affronter plus sereinement un hiver annoncé rigoureux.
Cette sixième victoire stadiste en huit matches à domicile, sera à ranger au rayon des bons souvenirs. Moins tirée par les cheveux que celle acquise face à Bayonne, plus crédible que celle conquise au détriment de Cassis-Carnoux. Plutôt dans la lignée de celles enregistrées face à Troyes et au Paris FC.
Bref, exceptés les écarts de conduite constatés contre Créteil et Rouen, Reims a parfaitement tenu son rang devant son public, là, dit-on, où les grands desseins et destins prennent racines.
Car il fallait avoir du coffre et de la jugeote pour venir à bout d'un voisin picard surfant allègrement sur la vague de la réussite. Invaincu depuis neuf matches, l'ASBO espérait beaucoup de ce test qui, réussi, lui aurait permis de dévoiler enfin ses intentions.
Son entame dynamique et tranchante, faisait frissonner un Delaune curieux de découvrir ces remplaçants promus d'un soir et cet international polonais pêché en Gironde pour stabiliser un milieu de terrain parfois chancelant.
Les remplaçants ont le niveau
Le Stade a fait le job. Du travail de pro et, au bout de l'effort, un succès net et sans bavure, qui relance une mécanique grippée dans l'Allier.
Le constat chiffré de cette unique sortie stadiste à Delaune en novembre est plutôt convaincant.
10 : comme le nombre de buts inscrits par Cédric Fauré après son doublé d'hier soir.
2 : comme les réalisations signées Demba Touré, le trop discret buteur arrivé l'an passé des Grasshoppers Zurich.
6 : comme le nombre de succès à domicile.
5 : comme le nombre de titulaires indiscutables forfait hier.
Le bilan est forcément positif si l'on en croit Marc Collat. « Je tire mon chapeau aux joueurs, souvent remplaçants, qui ont su prendre leurs responsabilités. Cette victoire, méritée, me rassure quant à la profondeur de notre banc. La gestion de l'effectif devrait nous permettre de progresser encore ».
Lucide, le coach stadiste rappela que son équipe passa très près d'un scénario catastrophe en tout début de partie lorsque Ferrand dut s'employer avec brio pour repousser deux occasions nettes des visiteurs.
« Je tiens à rendre hommage à cette équipe de Beauvais car pour faire un bon match il faut être deux. Son entame a été très intéressante, tout comme sa résistance, en dépit de la lourdeur du score ».
La réussite retrouvée (8 de ses 10 buts marqués entre la 12e et la 17e journée) d'un Cédric Fauré, auteur d'un doublé, brisa net les espoirs de Oisiens jusque-là très entreprenants. Un Fauré, une fois de plus décisif, au grand dam d'Alexandre Clément, l'entraîneur de l'ASBO. « Le penalty ? Bof, un autre arbitre ne l'aurait pas sifflé. Reims menant au score, le sort du match s'est inversé ».
Il aura, lui aussi, appris à ses dépens que cette saison, il sera difficile de tirer les ficelles aux dépens des Rémois. Fûssent-elles picardes.
Gérard KANCEL
n
Glissez cette image dans la barre des tâches pour épingler le site








Réagissez