Publié le mercredi 02 décembre 2009
Jean-Jacques Gros et Clément Rouillou s'engagent à être au retour dans le parcage visiteurs à Delaune.
Remi WAFFLART
L'UN a quitté l'Ariège il y a plus de trente ans, l'autre est arrivé à Epernay le 25 août 2005. Jean-Jacques Gros et Clément Rouillou sont originaires de Le Fossat, dans la vallée de la Lèze, et sont donc en exil en Champagne.
Leur cœur est resté au pays des Cathares, en Basse-Ariège. Ces racines font d'eux les supporters parmi les plus septentrionaux de l'US Luzenac.
Tout un département mobilisé
Car aucun ne fait mystère de sa préférence pour vendredi. De tù a jou (de toi à moi dans le jargon midi-pyrénéen), ils brandissent l'étendard luzenacien.
Vendredi, le président-délégué du Rugby Epernay Champagne et le maître à jouer du XV sparnacien prépareront la venue de Montluçon en championnat de Fédérale 1 (dimanche, 15 heures) mais avec un œil et une oreille sur le déroulé des événements au stade Paul-Fédou (*).
« C'est toute l'Ariège qui sera derrière Luzenac », lance Jean-Jacques Gros qui pronostique un 2-1 pour Luzenac.
Militaire en retraite, le dirigeant du Rec connaît la pelouse de Fédou. Ancien arbitre de district - « une seule saison car je n'ai pas passé l'examen » - il a dirigé un match là-bas. « Avec un homme en ciré jaune qui arpentait la main courante » et qui lui promettait des représailles pour chaque coup franc non sifflé en faveur des Luzenaciens.
Clément Rouillou aussi connaît ce stade champêtre. Révélé à Saverdun (comme Fabien Pelous) au nord ouest du département, le demi de mêlée sparnacien était au lycée avec Guillaume Lacoste. « J'étais allé le voir jouer en CFA. Un temps, Sochaux le voulait mais une blessure au genou l'a bloqué. Il a quitté le club car son employeur, une banque, n'a pas voulu lui accorder un mi-temps. Il était dégoûté mais son frère (David) joue toujours à l'USL. »
David contre Goliath
Il côtoyait aussi l'équipe chaque mardi. Elle s'entraînait à Saverdun, à mi-chemin entre Luzenac et Toulouse où résident la plupart des joueurs.
Passage obligé sur la route d'Andorre, le village de Luzenac (moins de 700 habitants) est célèbre pour son usine de talc, mais ne nourrit pas ses footballeurs qui vivent à la ville.
Attention à cela. Dans un choc campagne contre ville, Reims n'est jamais très à l'aise et Luzenac compte bien là-dessus pour un remake de David contre Goliath.
Philippe LAUNAY
(*) Peut-être seront-ils informés directement par Jean-Noël Muller dit Puce. Le Marnais de Marcilly-sur-Seine tient le bar du village à Le Fossat.
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