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Stade de Reims / A Troyes, à moi…

Publié le samedi 30 janvier 2010 à 01H00 - Vu 11 fois


Partage de points logique entre le Stade de Reims de Cédric Fauré et l'Estac de Marester.

Partage de points logique entre le Stade de Reims de Cédric Fauré et l'Estac de Marester.

Christian LANTENOIS


SUR la lancée de sa sortie cristolienne, le Stade n'a pas flanché. En évitant de tomber dans l'embuscade tendue par son voisin troyen, Reims a poursuivi son bonhomme de chemin, préservant son avantage sur un hôte rongé par la méfiance. Le tout en serrant les dents.

Au bout d'un derby humide, sans génie, qui se disputa le plus clair du temps au milieu d'un terrain collant, chaque camp semblait satisfait, allant même jusqu'à se souhaiter bonne chance pour la suite et à bientôt en Ligue 2.

Les Stadistes, sortis renforcés de cet affrontement au sommet, se doivent maintenant de faire mieux que Troyes, vendredi prochain en recevant Evian-Thonon. En bonifiant à domicile ce petit point champenois, ils resteront les maîtres du jeu. Bref, pas de répit pour le leader.



Fermé à double tour




Une mi-temps pour rien. Ou presque. La faute à la météo ? A l'enjeu ? Les deux relégués de L2 s'observaient, s'épiaient. Marquage à la culotte, couloirs fermés, surfaces de réparation interdites au trafic nocturne. C'était ça un derby ?

Marc Collat avait prévenu ses joueurs : l'Estac allait leur laisser le ballon, avec l'intention de les contrer. Donc le Reims de cette première période n'avait qu'une pâle apparence de celui qui avait su imposer son jeu à Créteil. Troyes, refusant de prendre l'initiative du match, faisait, paradoxalement, déjouer son voisin. Pas grand-chose à se mettre sous la dent pendant 45 minutes. Sinon un spectacle lénifiant, comme si les deux leaders aux objectifs identiques, avaient signé un pacte de non-agression.

Seul le remuant Beauvue mettait un peu de pression sur la défense marnaise. Pas de quoi coincer la bulle.

Du nouveau à la reprise ? Mouais… Un léger mieux. Le jeu se débridait en faveur des Troyens. Plus attentistes, les Rémois subissaient presque volontairement le combat physique.



Ferrand, évidemment !




A la recherche d'un vainqueur, le derby s'enlisait. Jusqu'au bout, on se contentait de coups de boutoir, d'actions inachevées. Jusqu'au bout, on trembla dans les deux camps, dans la crainte de ce fameux incident de jeu, de ce détail mal maîtrisé qui ferait la différence. Sans un Ferrand inspiré en fin de partie, l'Estac aurait pu décrocher le gros lot. Mais c'eût été illogique, tant le partage de points semblait satisfaisant.

De ce derby de janvier, pluvieux et peu emballant, on retiendra que Troyes manque toujours autant d'inspiration quand il doit conduire un match. Et que Reims a gagné en maturité tactique et physique. L'expérience fut hier son arme principale dans cet affrontement à l'anglaise.

Rien que pour cela, un point, son 21e glané loin de Delaune, suffisait à son bonheur. Même servi frais, le champagne garde son bon goût.

 


Gérard KANCEL

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