Publié le mercredi 03 octobre 2007 à 01H00 - Vu 8 fois
Si les relations entre SPA et élus ne s'améliorent pas, les portes du refuge pourraient être fermées aux réquisitions de la Ville.
LES relations entre les responsables de la « SPA Hirson Thiérache » et la mairie d'une part, la brigade de gendarmerie d'autre part, ne sont pas sur la voie de l'amélioration.
On s'en convaincra en prenant connaissance des dernières déclarations effectuées par Mickaël Hiraux et Corinne Flament, le président et son adjointe, au détour de l'assemblée générale de l'association qui s'est tenue samedi.
Des vengeances
Le refuge du Vivier a recueilli et secouru 579 chiens l'année dernière soit 2, 48 % de plus que l'année précédente. « Nous observons une croissance constante des prises en charge depuis notre ouverture en 1982 » témoigne à ce propos Mickaël Hiraux tout en relevant une évolution « moins marquée que précédemment ». Cet afflux constant de chiens abandonnés, trouvés ou confiés au refuge n'est pas sans générer des phénomènes dommageables pour les animateurs du lieu.
Le vandalisme dont les infrastructures de la SPA sont l'objet depuis quelques années n'est pas le moins inquiétant. « Des propriétaires auxquels un animal a été retiré peuvent nourrir une certaine amertume à noire encontre ,» indiquait par exemple M. Hiraux au lendemain du placement des deux dogues argentins (nos précédentes éditions) de la rue Berhuys. De là à voir un lien de cause à effet entre les hébergements problématiques et les dégradations déjà subies a quatre reprises, il y a un pas que Mickaël Hiraux et Corinne Flament ne franchissent pas. En revanche, ils commentent de manière toujours aussi critique l'attitude des autorités sur ces dossiers. Celle du maire et celle des gendarmes précisément.
Un maire indifférent ?
L'enquête relative à l'incendie criminel dont le local d'accueil du refuge a été la proie le 7 juillet dernier n'a donné à cette heure aucun résultat. « Nous entamons d'ailleurs diverses démarches pour connaître les moyens utilisés par les gendarmes dans leurs investigations », signale Corine Flament.
« Car le taux de réussite des militaires s'élève pour l'instant à 0 % ». Même tonalité dans les propos destinés à Jean-Jacques Thomas. « Le maire n'a jamais manifesté le moindre intérêt face à l'agression dont nous avons été victimes ».
L'affaire des dogues argentins n'a pas apaisé les relations entre les parties. C'est par voie de recommandé avec accusé de réception que les responsables du refuge s'adressent aujourd'hui au maire d'Hirson.
Notamment lorsqu'il s'agit de rappeler à l'élu que SPA locale n'a nulle obligation de prendre en garde les animaux confisqués à leurs propriétaires. « Nous regrettons vivement l'absence d'intérêt de M. Thomas pour nos problèmes, et de respect pour le travail que nous menons depuis 25 ans », note encore Mickaël Hiraux. Corinne Flament termine ainsi : « Si cette indifférence continue, nous envisageons de refuser les prises en charges d'animaux confisqués ».
Yves Klein
1. Les uns et les autres ont déjà eu l'occasion de répondre à ces affirmations sans que manifestement la situation n'évolue au refuge.
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Les dernières contributions
Chalana
03/10/2007 à 22h36
Pauvres responsables de la SPA... Les méchants maireS et gendarmes contre les gentils protecteurs des animaux. Tiens d'ailleurs, pourquoi le maire et les gendarmes seraient contre eux ? Il doit bien y avoir une raison, non ?! J'aimerais bien savoir, ça fait plusieurs fois que la SPA "allume" la gendarmerie et la mairie d'Hirson. Ca vient d'où tout ça ?