Publié le mardi 19 mai 2009 à 01H00 - Vu 91 fois
Etienne Hermant, nouveau directeur de Cotuplas : « Nous essayons d'accompagner au mieux les salariés impactés par ce plan ».
CE n'est un secret pour personne, l'année 2009 a bien mal démarré pour Cotuplas. Où en est-on aujourd'hui ?
Etienne Hermant, nouveau directeur de Cotuplas : « Courant janvier, nous avons déclenché un processus de plan social. Nous avons ainsi perdu 50 % de nos effectifs. Nous étions 61 personnes, nous serons à l'arrivée moins d'une trentaine. Certaines procédures étant encore en cours, je ne puis donner le chiffre plus exact. Nous avons essayé en tout cas d'accompagner chacune des 30 personnes concernées par ce plan. »
Pour quel résultat ?
« Pour le moment, une douzaine de personnes a retrouvé un poste ou une mission temporaire au sein de Cebal ou de Alcan Packaging. Ces derniers ont dû repartir au siège à Paris pour cela. A côté de cela, une dizaine de salariés est partie en retraite (4) ou préretraite (6). A ce propos, on peut saluer ces personnes qui au départ n'étaient pas touchées par le plan mais qui ont accepté de partir en retraite pour laisser la place à de plus jeunes. Ce qui a permis de sauver trois personnes au sein de la société ! »
Et les autres salariés ?
« L'un d'eux en a profité pour créer son entreprise, un autre a été embauché par la communauté de communes. Il reste aujourd'hui 10 personnes qui malheureusement, n'ont pas encore de solution de reclassement. Nous avons toutefois créé une cellule de reclassement et jusqu'à avril dernier, toutes les semaines nous avions une commission de suivi avec les ressources humaines et les représentants du personnel. »
Dans le giron d'Alcan
Vous êtes revenus dans le giron du grand groupe mondial qu'est Alcan. Que pèse pour lui Cotuplas, petite entreprise argonnaise ?
« Sincèrement, on sent de gros efforts consentis. Je suis en relation étroite avec le président de Cebal France. Il m'appelle au moins une fois par semaine et se soucie de la société. […] ce plan social est certes douloureux mais le groupe aurait pu très bien prendre la décision de tout arrêter sur Sainte-Ménehould. Il ne l'a pas fait ! Il a préféré conserver Cotuplas. »
La crise est-elle la principale responsable ?
« C'est un peu facile de tout mettre sur le dos de la crise. Disons qu'avec le groupe, nous considérons qu'elle a été un facteur très accélérateur… Le temps nous a manqué pour toucher de nouveaux clients comme nous l'ambitionnions. Et lorsqu'en fin d'année dernière, Alcan qui était alors l'un de nos deux principaux clients a annoncé 14.000 licenciements, il a dans la foulée décidé de réduire ses investissements. Ce qui nous a fortement touchés. »
Propos recueillis par
Jérôme GORGEOT
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