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Quand Marinette Cueco inspire les chefs cuistots

Publié le lundi 04 février 2008 à 01H00 - Vu 102 fois


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Marinette Cueco et ses œuvres.

Marinette Cueco et ses œuvres.

JEANNE ROUSSEL


C'ÉTAIT un repas surprise… Un seul indice pour les Soissonnais venus dîner au lycée hôtelier vendredi, la soirée était placée sous le thème « Art et Cuisine ».
À l'entrée du restaurant, Julien Durand, professeur de salle, accueille les visiteurs et leur en dit un peu plus sur ce qui les attend. En fait, c'est l'artiste Marinette Cueco, connue des Soissonnais depuis son exposition sur « Les herbes de la Saint-Jean » à l'abbaye Saint-Jean des Vignes qui était l'invitée d'honneur. Pour lui rendre hommage, les élèves de 1re année de BTS, aidés de leurs professeurs, avaient concocté un menu inspiré de l'univers bucolique de Marinette Cueco qui assemble avec talent diverses sortes de végétaux sur des toiles, herbes ou légumes, selon son inspiration.
Le ton était donné dès l'apéritif avec une collection de légumes émincés et séchés. Mais qu'est-ce que c'est exactement ? Du chou rouge ? Non, plutôt du céleri… Marinette Cueco, qui utilise au quotidien dans son atelier et dans sa cuisine « beaucoup de thym, de toute sorte, du laurier, du persil, de la ciboulette, du romarin, de l'estragon, du fenouil, de la menthe, de l'ache des bois et beaucoup d'épices », s'est également prise au jeu des devinettes.
Promenade champêtre
D'autres invités se demandaient plutôt à quelle sauce ils allaient être mangés… ou plutôt l'inverse. « Kiki », venu avec ses amis, redoute que légumes riment avec régime.
Patrick, lui, s'amuse : « peut-être qu'on va nous servir de la mayonnaise avec des feuilles… »
Que nenni ! Le talent des cuisiniers est allé — heureusement — bien au-delà. Christophe Gobinet, chef cuisinier, explique que l'idée était de réaliser au cours du repas « une promenade champêtre avec des senteurs, des textures qui rappellent la forêt ».
S'inspirer sans copier
Des plats fins, une feuille de foie gras, des assiettes structurées qui mettent en scène un escargot qui se promène dans un champ, un cabillaud effeuillé avec quelques poireaux et une huile noire, une tartelette en forme de marguerite et, à la fin, une tisane granitée. « C'était la première fois que les élèves étaient confrontés à cet exercice. Ils ont d'abord visité l'exposition.
Le plus difficile après était de ne pas copier les œuvres dans l'assiette mais simplement de s'en inspirer ». Pari gagné. Rendez-vous pour la prochaine soirée surprise à condition de réserver longtemps à l'avance. Les bonnes tables sont chères…
Jeanne Roussel

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