Publié le mardi 27 novembre 2007 à 01H00 - Vu 8 fois
Une équipe qui commence à damer le pion à la concurrence. Photo : Angel GARCIA
Angel Garcia - l'Union de Reims
CHRISTOPHE BURIONI revient du Midest avec des promesses de belles commandes. La société qu’il préside récupère un client nouveau toutes les semaines.
Elle a été élue cette année « Jeune entreprise innovante des Ardennes » par plusieurs partenaires institutionnels. Et le réseau Entreprendre l’avait désignée parmi ses lauréats 2006…
Tout paraît sourire à cette jeune start-up créée le 1eravril 2006 au prix du travail, d’un esprit d’innovation et de créativité, du dynamisme d’une jeune équipe, plus sûrement que par les hasards de la chance.
Joli symbole
« Jean-Pierre Sennerich, le responsable du bureau d’études, a du travail pour un an et demi ». Les clients lui font remonter des projets.
La SB2C n’a pas tardé à faire connaître son savoir-faire et ses tarifs qui sont de 40 à 50 % moins chers que la concurrence allemande.
Des crochets ici ou là pour la grande distribution, l’ameublement, du fil pour des abat-jour… La SB2C ne boude pas les petites commandes. « Nous sommes flexibles ».
La force de la SB2C, c’est aussi sa matière grise.
Christophe Burioni, 35 ans, est ingénieur de production. Avec Jean-Pierre Sennerich, 44 ans, et Fabien Ciach, 28 ans, responsable production, les trois associés forment une équipe soudée depuis leur passage chez Latour, à Bazeilles.
Après la vente de l’entreprise en 2002, ils ne s’y sentirent plus à leur aise. Christophe Burioni parti le premier puis ils se sont retrouvés sur un projet de création.
En 18 mois tout était bouclé. Sauf pour les locaux, plus difficiles à trouver.
C’est à Brévilly, dans l’ancienne usine SMB que SB2C a vu le jour. Joli symbole de renaissance après cette fermeture ayant laissé une centaine de licenciés sur le carreau. La SB2C — qui reprend les initiales de ses associés — vient juste de recruter son premier salarié.
Pour « Maserati »
« La cadence sera d’une embauche au moins chaque année sur cinq ans » annonce Christophe Burioni.
Pour commencer. Et sans précipitation.
Le réseau Champagne Ardenne entreprendre qui les chaperonne, veille à éviter la surchauffe. Très active, la SB2C ne cesse d’innover sur les machines qu’elle conçoit.
Des brevets sont régulièrement déposés à l’Anvar. Innovations dans la mécanique, l’informatique…
Les clients accourent et se diversifient. Ils travaillent pour l’automobile, le BTP, la viticulture. Ils sont fabricants de grilles pour barbecues, lave-vaiselle, chariots de supermarchés.
« Nous travaillons pour le leader italien surnommé Maserati », relève le patron avec fierté.
Des contacts ont été noués avec l’équipementier Faurecia, un pied déjà dans le groupe Treves.
La SB2C profite du relatif désert parmi les fabricants français, sans négliger l’étranger. Elle participera en avril 2008 au salon « Wire » allemand. Dans ce temple de la machine outil.
L’Europe du sud lui ouvre aussi des portes.
Mais attention, leur sous-traitance reste essentiellement régionale. Les pièces étudiées sur place reviennent à Brévilly pour y être assemblées.
Le « made in Champagne-Ardenne » leur réussit, et donne un peu de baume à ce coin d’Ardenne économiquement éprouvé.
Dominique Herbemont
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