Glissez cette image dans la barre des tâches pour épingler le site Ou, cliquez ici pour l'ajouter au menu démarrer

Plan social chez UTCh : 38 postes supprimés

Publié le vendredi 29 mai 2009 à 01H00 - Vu 24 fois


Vingt-cinq salariés seront licenciés à l'atelier, treize dans l'administration.

Vingt-cinq salariés seront licenciés à l'atelier, treize dans l'administration.

-


TOUT le monde s'y attendait et avait conscience que le plan social était nécessaire, même les délégués syndicaux. André Schneider, directeur général d'UTCh, parle d'une baisse du chiffre d'affaires de 65 % sur le premier trimestre 2009.

« Les investissements de nos principaux clients, notamment dans le champagne, ont été repoussés à la fin 2010. En ce moment, la masse salariale est trop importante pour le CA que l'on peut générer », indique-t-il.

Réduire la masse salariale de 50 %

Après le redressement judiciaire, prononcé en mars, UTCh avait obtenu l'accord des banques et du tribunal de commerce afin de poursuivre son activité et satisfaire les commandes en cours.

Le mercredi 20 mai s'est tenue une réunion exceptionnelle entre le Comité d'entreprise, la direction et l'administrateur judiciaire nommé par le tribunal de commerce de Reims. Ce dernier parle alors de 42 licenciements.

Après plusieurs interruptions de séance, le chiffre de 38 suppressions de postes, sur un total de 86, a été arrêté en début de semaine. Soit 25 à l'atelier et 13 dans l'administration.

16 personnes ont opté pour un départ volontaire. Les autres seront prévenues au cours de la deuxième semaine de juin. L'âge, l'ancienneté et la situation familiale sont les trois principaux critères pris en compte dans le choix des salariés contraints de quitter le navire.

Pas de grève

Ces licenciements économiques allégeront la masse salariale de 50 %.

La négociation a été longue, mais les salariés se sont refusés à tout mouvement social. « Je ne pense pas que ça aurait été une bonne idée de faire grève, indique Pascal Landragin, syndicaliste CFDT et secrétaire du CE. Nous devions rester crédibles auprès des banques et auprès des clients pour essayer de limiter la casse ».

« L'objectif de tout le monde, c'était de sauver l'entreprise. Les gens dont on s'est séparé seront prioritaires pendant un an si on a la possibilité de réembaucher » avance André Schneider, sans trop y croire.

Mais cette crise, il n'en voit pas la fin. « Tous les secteurs sont en crise, on ne peut pas se rabattre sur une autre activité ».



Rémi HAVYARIMANA

Imprimer Recommander Wikio digg

Réagissez

Pour contribuer et recommander vous devez être connecté (création de compte)

Avertissement
Nous vous rappelons que vous avez, lors de la création de votre compte, accepté les conditions d’utilisation du site. Celles-ci proscrivent notamment la diffamation, l’incitation à la haine raciale, l’atteinte aux bonnes mœurs.
Nous vous prions donc de respecter strictement la charte d'utilisation du site www.lunion.presse.fr. A défaut, votre compte sera banni du site.
Voir aussi : La FAQ de la modération

Droits de reproduction et de diffusion réservés © www.lunion.presse.fr - ISSN 2110-5952