Publié le jeudi 19 mars 2009 à 01H00 - Vu 14 fois
Les horodateurs de la place ne sont pas connectés entre eux : on peut donc prendre successivement un ticket à chacune des quatre machines et cumuler ainsi quatre fois 20 minutes de stationnement gratuit.
Angel Garcia - l'Union de Reims
ON ne vous dira pas évidemment qui nous a refilé le tuyau, mais une chose est sûre. A défaut d'être très morale (puisqu'il s'agit de contourner un arrêté municipal ayant force de loi), l'astuce est cependant parfaitement légale et surtout imparable : elle vous permet tout simplement de stationner pendant 80 minutes (soit 1 h 20) gratuitement sur les arrêts minute mis en place sur les côtés de la place Ducale depuis l'instauration de « la piétonnisation » du terre-plein central. Alors voilà : à condition (ce n'est pas gagné d'avance, on vous l'accorde) de trouver une place, vous parvenez à vous garer sur un emplacement dit « arrêt minute ». Vous allez immédiatement à l'horodateur le plus proche, vous composez les premiers chiffres de votre plaque minéralogique et la machine vous délivre alors un ticket qui vous autorise à rester 20 minutes. Seulement, il y a une faille dans ce système. Il y a quatre horodateurs place Ducale, et ils ne sont pas en réseau. Ils ne sont pas reliés entre eux, ni à un quelconque ordinateur qui centraliserait les informations… Autrement dit, il vous suffit au terme des premières 20 minutes d'aller chercher un autre ticket dans un autre horodateur et de recommencer la manœuvre encore à deux reprises. Soit 4 x 20 = 80 minutes. C'est imparable*. Comme dans son immense mansuétude, la municipalité autorise un arrêt-minute le matin, un autre l'après-midi, si l'on fait l'addition, vous pouvez même stationner 160 minutes (c'est-à-dire 2 h 40) dans la journée. C'est ce qu'on appelle jouer les voitures ventouse… ce qui n'est pas très apprécié ni des commerçants ni des autres automobilistes. Voilà. Pour être complet, sachez enfin que vous trouverez deux horodateurs côté Jeanteur, un autre près de la pharmacie et un dernier à l'angle de la rue du Moulin. Le système oblige à une certaine gymnastique mais quand même. Interdit aux étrangers Mais il y a moins drôle. La nécessité de taper les premiers chiffres de la plaque minéralogique laisse perplexe certains automobilistes. Comme nos amis belges, allemands ou luxembourgeois dont les plaques débutent souvent par des lettres et parfois ne contiennent pas le moindre chiffre. Et comme il n'y a pas de « lettres » sur le cadran, il faut admettre que les touristes étrangers sont interdits d'arrêt-minute. Soit dit en passant, il faut aussi qu'ils aient pu comprendre le message apposé sur l'horodateur expliquant la manœuvre. Autre souci, à court terme, la création et la diffusion progressive dès le mois d'avril des nouvelles plaques d'immatriculation censées être attribuées à vie. Elles comporteront bien trois chiffres au centre, mais cela risque de provoquer un certain désarroi chez certains. En attendant si vous souhaitez un peu de rab pour faire vos courses, vous savez désormais comment faire… Mais chut, hein, pas de blague, ne le répétez pas ! Philippe Mellet * Pour être complet, il faut préciser que la notice de l'horodateur stipule qu'on ne peut prendre qu'un seul ticket par demi-journée. Certes. Mais il n'est pas précisé « un seul ticket… par horodateur ».
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