Publié le samedi 23 janvier 2010 à 01H00 - Vu 13 fois
Pierre Cheval : « Je suis satisfait que la décision a été enfin prise. On va pouvoir travailler dans le bon sens. »
Christian LANTENOIS
C'EST hier, jour de la célébration de la Saint-Vincent, saint patron des vignerons, que la Champagne a appris que son dossier d'inscription à la candidature en vue d'une inscription au Patrimoine mondial de l'Unesco n'a pas été choisi par le Comité des biens français.
On s'en doutait. Depuis le début du mois de novembre, période à laquelle s'était déroulé le grand oral de l'association Paysages de Champagne devant les experts du Comité des biens français en vue d'être présenté à l'Unesco, il ne s'était rien passé. Les élus étaient venus en nombre assister la région. Les experts avaient pu rencontrer Adeline Hazan, maire de Reims, Franck Leroy, maire d'Épernay, Bruno Bourg-Broc, député-maire de Châlons-en-Champagne, Jacques Krabal, maire de Château-Thierry, Dominique Levêque, maire d'Aÿ, et Catherine Vautrin, députée de la Marne et vice-présidente de l'Assemblée nationale.
Des intervenants comme Yves Bénard, président de l'Inao, avaient présenté la Champagne, son savoir-faire, son héritage et ses terroirs. Mais depuis, un silence assourdissant entourait le dossier. Hormis les différents bruits de couloirs qui, malheureusement, ne laissaient présager rien de bon.
Pour Pierre Cheval, président de l'association « Paysages de Champagne », créée pour mener à bien ce dossier, c'est comme une sorte de soulagement. « Je suis satisfait que la décision ait été enfin prise. On va pouvoir travailler dans le bon sens. Je suis d'ailleurs très content que les bassins miniers du Nord-Pas-de Calais aient été choisis. Je suis sûr qu'ils vont déboucher des bouteilles de champagne chez les Ch'tis ! Leur dossier était parfaitement dans les clous. » Une évidence quand on sait que le bassin minier a plusieurs fois porté sa candidature auprès du Comité des biens français. Il reste à savoir pourquoi la Champagne n'a pas été retenue. L'explication est simple, voire scolaire. « Il faut que nous travaillions sur notre dossier. Ni trop ni pas assez, il faut qu'il soit parfait. Nous devons mettre en avant la Valeur universelle exceptionnelle. » Cette fameuse VUE si chère au Comité des biens français. « Nous devons aller plus loin dans la rédaction, et soulever des points scientifiques et historiques. Nous avons peut-être été trop affectifs avec notre région. C'est normal, nous sommes champenois et fiers de l'être. »
Trois experts devraient être nommés par le Comité des biens français pour accompagner l'association Paysages de Champagne. Qui compte se représenter l'an prochain.
Sophie CLAEYS-PERGAMENT
Glissez cette image dans la barre des tâches pour épingler le site








Réagissez