Publié le mercredi 28 octobre 2009
Au total, Hervé Lybohy a disputé 82 matches de CFA dont 31 sous le maillot de l'OSQ dirigé alors par Sami Smaïli.
Hervé Oudin
ARRIVE dans le Var pour une première expérience en National, l'ancien capitaine de l'OSQ version 2006-2007 s'est imposé, avec 11 apparitions en 13 matches, comme une pièce maîtresse de l'équipe d'Athos Bandini.
Le défenseur espère jouer ce soir un mauvais tour à Reims qu'il a supervisé à Cannes. « En un mot, c'était costaud », confie-t-il, comprenant ainsi pourquoi le Stade n'a plus encaissé de but hors de ses bases depuis Thonon le 28 août.
Hervé, aucune autre équipe du haut de tableau ne jouant ce soir, ce match contre Reims est-il un bonus ?
« C'est un rendez-vous important mais il l'est pour nous comme pour Reims. C'est un match qui peut nous rapprocher de la tête mais, le coach nous l'a rappelé, notre objectif premier reste le maintien. »
Pensiez-vous d'ailleurs être aussi bien placé au tiers du championnat ?
« On débute toujours en se disant qu'il faut prendre un maximum de points. On essaie d'aligner les bons résultats. Ce soir, on va tenter de faire déjouer Reims. C'est un objectif de faire bonne figure contre toutes les belles équipes du championnat. »
Reims fait-il partie de ces belles équipes ?
« C'est un groupe costaud. J'ai eu l'occasion d'aller le voir à Cannes. J'ai vu des garçons d'expérience dans une équipe bien en place, difficile à manœuvrer avec deux milieux récupérateurs très actifs (Guégan et Ielsch ce soir-là). C'est logique que Reims bénéficie d'une étiquette de favori. »
« Saine concurrence »
Fréjus a la réputation d'être très joueur. Est-ce l'atout principal de votre équipe ?
« Le mot d'ordre du coach est : le jeu, le jeu. Même à l'entraînement. On prend beaucoup de plaisir dans une équipe qui ne ferme pas la baraque. C'est notre style. On aborde les matches en respectant notre adversaire mais sans en avoir peur. On rentre sur le terrain pour jouer au ballon. Tout le monde se met au service de cette idée. La concurrence est saine. Le groupe est très solidaire. A Créteil, il y avait des absents mais on a failli gagner quand même. »
Après un long parcours en CFA, vous découvrez le National. Comment le jugez-vous ?
« J'avais déjà assisté à des rencontres de ce niveau mais sans y participer. Je me disais que j'y avais ma place. En arrivant à Fréjus, je n'étais pas effrayé. J'avais confiance en mes moyens. Je ne partais pas à l'aventure. »
L'an passé, vous évoluiez à Compiègne avec Ludovic Gamboa. Avez-vous été surpris par son début de saison en boulet de canon ?
« Je n'ai pas été surpris. Il a une super patte gauche et il est puissant sur ses appuis. C'est un excellent joueur et il se bat toujours. Il est généreux dans les efforts. A Reims, je connais aussi Vincent Gragnic. Je l'ai côtoyé à Sannois/Saint-Gratien. Je suis étonné qu'il soit resté en National. »
Et quels souvenirs conservez-vous de votre passage à Saint-Quentin ?
« Sportivement, ce fut mitigé (relégation en CFA2). Cela m'a dégoûté mais, humainement, ce fut une bonne saison. J'ai encore des nouvelles par Thierry Lakowski, un éducateur. L'OSQ est un peu loin de moi mais j'espère qu'il va relever la tête. »
Recueilli par Philippe LAUNAY
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