Publié le mardi 09 février 2010
La CGT redoute que le site rémois de Ruinart devienne une coquille vide pour touristes. Ce que dément le président Gallot.
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REIMS (Marne). Depuis l'annonce du projet de suppression de 45 emplois chez Piper-Heidsieck, un vent d'inquiétude souffle dans le monde du champagne. Pour preuve, la dernière « information » concernant Ruinart et qui fait état de « 25 suppressions d'emploi » rue des Crayères.
Joint par téléphone hier, le nouveau président de Ruinart, Jean-Marc Gallot, dément formellement cette rumeur.
Au contraire, rassure-t-il, « 2009 s'est plutôt bien passée et on observe une amélioration sensible au dernier trimestre ». Il n'y a donc, selon M. Gallot, aucune inquiétude à avoir en matière d'emploi dans la maison.
Silence radio chez Piper
En revanche, il admet que « comme chaque année, pour optimiser les plannings de production, 9 salariés de la production seront déplacés du site de Ruinart à Reims pour aller sur une autre ligne de production à Épernay. Mais cette mesure est temporaire ».
Dans la branche « champagne » de la CGT, Patrick Leroy n'a pas la même lecture. Selon le leader syndical, le groupe LVMH auquel appartient Ruinart, pourrait réorganiser ses lignes de production. Ce qui aurait pour effet, pense M. Leroy, de faire de Reims une « coquille vide pour les touristes ».
Ici, c'est donc la parole de l'un contre la parole de l'autre. On verra donc de quel côté penchera la balance dans le temps.
S'agissant de Piper-Heidsieck, c'était silence radio, hier. Tout au plus sait-on que les premières réunions pour élaborer le plan de suppression de 45 emplois auront lieu à partir de mercredi matin. « Des élus de la profession seront présents », prévient M. Leroy.
M. Leroy rappelle qu'en « 1993, la première maison qui avait procédé à des licenciements, c'était Piper-Heidsieck ».
Plus généralement, M. Leroy se dit « inquiet » pour d'autres maisons qui pourraient avoir les reins fragiles sur le plan financier, comme Vranken ou Taittinger, même si l'activité globale du champagne reste bonne avec près de 293 millions de cols vendus en 2009.
D'après le leader de la CGT-Champagne, « certaines maisons vont profiter de la crise ».
Plus grave serait la situation si le champagne fléchissait réellement, car il s'agit de la principale source de richesse de la région.
J.-F.SCHERPEREEL






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