Publié le lundi 27 avril 2009
Élus, associations et experts autour d'une même table contre les discriminations.
Jean-François Scherpereel
LA discrimination, ce sont des petits gestes de la vie quotidienne qui pourrissent la vie de ceux qui en sont victimes. En dehors des provocations devant témoins, difficile de prouver qu'on a effectivement subi un préjudice parce qu'on est étranger, typé, trop gros, trop moche, trop vieux, homosexuel, handicapé, etc. Pour que les « discriminés » se sentent moins seuls, de nombreux acteurs œuvrent, souvent séparément. Et pour que ces acteurs soient encore plus efficaces, la municipalité a mis en place, samedi, le « comité rémois de veille et d'action contre la discrimination et pour la promotion de l'égalité des droits ». En simple, le CoRéDis.
Ce comité réunit des élus, des associations et trois « experts », explique la principale responsable, l'adjointe au maire, Virginie Coez.
CoRéDis
Cette dernière a fixé les premiers objectifs du comité : établir un diagnostic « commun » et complet ; devenir une structure « d'aide à la décision » pour les élus ; monter des actions, notamment dans le domaine de l'emploi ; mutualiser les moyens pour toucher un public large. Et comme ce genre de comité peut vite dériver vers l'inutile, « mesurer l'impact de nos actions ».
L'un des participants a demandé que l'ensemble de ses collègues définissent d'abord un vocabulaire unique. Une seconde a demandé des formations (elles sont déjà en cours dans les services municipaux). Une dernière a souligné qu'un travail préliminaire avait été réalisé avant l'arrivée de Mme Hazan mais qu'il était insuffisant. Le CoReDis s'inspirera aussi de Lyon, Nantes, Lille ou Bordeaux.
J.-F. SCHERPEREEL




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