Publié le mardi 24 novembre 2009 - Vu 144 fois
Une foule immense est venue rendre hommage aux quatre Saint-Quentinois morts sur la route.
DE la musique country. Des chapeaux de cow-boys. Des manteaux à franges et des santiags. Pas vraiment la tenue que l'on porte d'habitude en de telles circonstances mais, cette fois, c'est différent.
Hier soir, la mairie de Saint-Quentin était bien trop petite pour accueillir tous ceux qui, chacun à leur manière, ont voulu rendre hommage à Maxime Quertelet, Philippe Poidevin, Régis et Marie-Pierre Tellier. Ces quatre-là avaient une passion commune : la country. Celle-là même qui les a fait prendre la route, samedi soir, pour donner une représentation, direction Epernay. Ils n'y sont jamais arrivés, à cause d'un terrible accident de voiture (l'union d'hier).
18 heures, hier soir. Une pluie battante emplit le ciel saint-quentinois. Qu'importe. Ils sont tous venus, une rose à la main. Patiemment, certains attendront pendant plus d'une heure avant de pouvoir entrer. À l'intérieur, on se recueille en silence. Personne ne parle. Quelques larmes coulent discrètement sur les joues. Quand les parents de Maxime se frayent enfin un passage au milieu de la foule, tous se laissent submerger par l'émotion. Il avait 17 ans et la vie devant lui. « Ce n'est pas juste. » « Pourquoi lui ? » « Ce n'est pas possible ! » « Mercredi encore, il était chez moi. Si j'avais su… » Aucun mot ne semble assez fort pour exprimer la douleur de toute une ville. Élus, famille, amis : ils sont tous là, impuissants face à la mort.
Des centaines de roses
Dans la foule, une délégation du Rollot country club. « Philippe Poidevin était notre professeur. Il était gentil, on l'aimait, tout simplement. » Des lycéens, copains de Maxime, incapables de prononcer un mot sans pleurer. Des anonymes comme Marc qui ne peut pas « rester insensible face à une telle tragédie, même si je ne les connaissais pas ». Des amis, à l'image de Jean-Marie : « Je connais le père de Maxime, il est entraîneur de football à Morcourt, comme moi. Je suis venu le soutenir, ainsi que sa famille, dans cette terrible épreuve. » Des élus, qui ont respecté une minute de silence au début du conseil communautaire qui avait lieu un peu plus tard.
Un énorme cœur, sur lequel avaient été collées des photos des quatre victimes, passe de mains en mains. L'un effleure le visage d'un Philippe Poidevin souriant. L'autre donne un dernier baiser à Maxime. Posé sur l'un des murs de la mairie, ce cœur va voir défiler la foule des anonymes jusque tard dans la soirée. Ceux qui avaient su contenir leurs larmes jusque-là lâchent un sanglot en déposant leur rose. Ce tapis de fleurs restera en place jusqu'à mercredi, jour des obsèques, pour permettre aux Saint-Quentinois de venir se recueillir.
Lucie Lefebvre
Les maires adressent leurs condoléances
Pierre André, sénateur maire de Saint-Quentin, fait part de sa vive émotion et sa profonde tristesse à la suite de l’accident de la route qui a coûté la vie à quatre Saint-Quentinois.
Il pense particulièrement à la tristesse et à la douleur des familles et de leurs proches. Il tient à saluer « l’engagement associatif, la passion qui animait Philippe Poidevin, Maxime Quertelet, Marie-Pierre et Régis Tellier et leur investissement pour l’animation de la ville ».
Raymond Froment, conseiller général et maire de Lehaucourt, s’est dit profondément attristé du décès brutal de Maxime Quertelet, un jeune de sa commune : « Cet accident dramatique a plongé une famille de Lehaucourt dans la douleur. Je me suis déplacé au domicile des parents pour présenter mes condoléances, mais que faire de plus en de pénibles circonstances. Je connaissais Maxime, beau garçon de 17 ans, gentil, d’une correction exemplaire. Je suis affecté par sa disparition, par la douleur de ses parents, de ses sœurs, de toute sa famille. J’exprime aussi mes condoléances aux familles des victimes de ce terrible accident de la route. »
Jean-Marc Bertrand, maire de Grugies, commune où résidaient Marie-Pierre et Régis Tellier : « Comme malheureusement encore trop souvent, la route a frappé. Deux familles grugeoises, honorablement connues et respectées, sont touchées. Cette tragédie horrible et brutale les prive de l’affection d’êtres chers et les plonge dans une peine profonde. Au nom de tous les Grugeois, choqués par cette terrible réalité, je veux dire aux familles que si les mots sont impuissants à traduire nos sentiments de tristesse et de douleur, ils les assurent de notre amitié en ces si douloureux moments. »
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