Publié le lundi 14 septembre 2009 à 01H00
146 familles sont concernées par la fermeture du site VMC de Reims.
Herve OUDIN
ILS feignent d'y croire encore mais le cœur n'y est pas. Le 1er octobre prochain, l'usine VMC (Verreries mécaniques champenoises) va fermer ses portes et avec 146 salariés vont se retrouver à la porte. Pour une centaine, des mesures sont trouvées avec des départs en préretraite ou des reclassements ailleurs. Pour une cinquantaine c'est par contre toujours l'impasse.
Ce matin, une délégation va être reçue au ministère de l'Industrie à Paris. A sa tête Eddy Lefevre, délégué syndicale CGT chez VMC et représentant du CE, et Jean-Pierre Langlet, secrétaire général CGT dans la Marne. « C'est nous qui avons sollicité ce rendez-vous », explique ce dernier. « Notre objectif est de demander à ce que le ministère pèse sur Owens Illinois (le propriétaire américain des VMC) pour demander le maintien des activités ou une revente du site. »
Si la première option semble bien compromise à une quinzaine de jours de la fermeture annoncée du site, la seconde est celle que tous aimeraient voir se réaliser. Mais elle n'est pas pour autant simple à mettre en place car le propriétaire semble aujourd'hui traîner la jambe pour libérer les lieux. Selon les syndicats et élus locaux, O.I. ne voudrait en effet pas voir un autre verrier s'installer ici et préférerait sans doute laisser le site en friche plutôt que de le céder à un concurrent.
C'est donc sur ce créneau-là que la délégation qui sera reçue ce matin au ministère de l'Industrie va axer son intervention. Car si O.I. cède sous la pression du ministère, cela ouvrirait de nouveaux horizons au secteur.
G. A.-T.
vmcfin




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